Pour l’amour du pays
par les yeux du monde

La France a puissamment agi sur le destin des peuples et des nations ; sa contribution au perfectionnement moral et intérieur de l’homme, ainsi que ses apports à l’amélioration matérielle de la société furent nombreux et souvent décisifs.

Traces de France vous invite à découvrir les hauts faits d’un pays et d’un peuple sans pareils dans l’histoire moderne tant il est vrai, comme l’a remarqué Louis-Philippe MAY, que si l’on a souvent parlé du miracle grec, on n’a jamais parlé du « miracle gaulois ».

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TOUS LES PAYS

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L’influence, qu’est ce que c’est ?

« Être influent aujourd’hui, c’est agir comme décideur et être perçu comme tel, avec quelques autres. C’est donc produire des idées qui intéressent les autres. Ne pas cesser de penser le monde. En lançant des entreprises qui nous dépassent »

Principes wikipedia

La vérifiabilité, la neutralité du point de vue et l’interdiction du travail inédit.

Nadia Minerva, Università di Catania

« L’Italie, à la recherche de modèles au moment de sa naissance en tant que nation, s’adresse de préférence à sa voisine. La France devient alors quelquefois un modèle d’inspiration identitaire. L’exemple à imiter d’un pays riche et puissant comme la France sera un aiguillon efficace et son émulation permettra à la jeune nation de se mettre au pas avec l’Occident prospère et performant. Un modèle fort, donc, prestigieux qui ne pourra que renforcer l’identité nationale naissante »

Professeur de langue et linguistique française à l'Université de Perugia, en Italie

Stéphane Rials, né le 3 avril 1951 à Paris, juriste français.

«La France n ‘a sans doute pas le caractère de nécessité éternelle et transcendante que lui prêtait Léon Bloy. Mais c’est tout de même une belle et grande chose. Les presque « quarante rois », en presque « mille ans », ont bien « fait la France ». Ils ont été les patients ouvriers d’un pays singulier qui aurait pu ne pas être ou être autre mais qui, étant, a su accéder à l’universel. On sait bien aujourd’hui que nulle fatalité d’aucune sorte — géographique, ethnique, linguistique ou autre — ne portait la France en ses flancs.»

Enrique Gómez Carrillo, ✞ 1927 à Paris, chroniqueur, essayiste et romancier guatémaltèque

« En passant par la culture française, qui a une puissance de clarification et d’affinement reconnue de tous, la production allemande acquiert la force d’expansion qui lui manque à son origine. D’où est parti Henri Heine pour conquérir le monde? Où a-t-on proclamé l’originalité de Frédéric Nietzsche? Je cite ces deux Prussiens, non seulement parce que ce sont eux oui ont le plus d’influence dans le monde, mais aussi parce tous deux ont reconnu la supériorité du génie et de la culture française »

Raúl Porras Barrenechea † 1960 District de Miraflores, Pérou

« Lorsqu’en 1912, Francisco García Calderón publia son substantiel ouvrage, préfacé par Raymond Poincaré, Les Démocraties Latines de l’Amérique, l’influence culturelle de la France au Pérou et sur tout le continent latino-américain était prédominante et quasi exclusive »

Edward Said ✞ 2003

« Lorsque, aux États-Unis, on essaie de s’intéresser à l’histoire de la dissidence, à l’histoire de l’opposition aux préjugés, au combat pour l’universalisme, le premier courant auquel on se réfère est celui de la France des Lumières. »
Edward Said

Friedrich Nietzsche ✞ 1900, Weimar

« tout ce que l’Europe a connu de noblesse, — noblesse de la sensibilité, du goût, des mœurs, noblesse en tous sens élevés du mot — tout cela est l’œuvre et la création propre de la France »

Jean-Claude Simard, philosophe canadien

« Je vais tenter de rendre justice au rôle historique de la France dans un domaine précis de la technologie, la mécanisation. Ce rôle a été négligé parce que l’on est souvent obnubilé par la Révolution industrielle, mais aussi parce que l’histoire du machinisme est en général écrite par des Anglo-Saxons, qui font trop souvent l’impasse sur la mécanisation du vivant. »

Joaquim Coll i Amargós (Barcelona 1967), historiador y ensayista español.

« Pour expliquer l’impact que l’affaire Dreyfus provoqua au sein des différents secteurs politiques et intellectuels catalans, il faut, avant tout, tenir compte du fait que c’est précisément la culture française qui a servi de voie de pénétration à la plupart des courants culturels, des modèles idéologiques et des propositions politiques de la période d’entre-deux-siècles en Catalogne et en Espagne »

Borivoje Mirkovic, militaire serbe, 1884-1969

« Ce sont les Français qui ont appris à la nation yougoslave de quelle manière devaient être organisés administrativement le pouvoir d’État et l’instruction publique. Grâce à l’influence de l’esprit français, les Yougoslaves ont su découvrir la beauté de leur pays, la valeur de leurs œuvres spirituelles et de leurs monuments historiques ».

BORIVOIÉ-B. MIRKOVITCH, 1927

Fritz Schalk, romaniste, Vienne 1902-, ✞1980 Cologne

« II serait bien téméraire de vouloir dresser en une courte communication un tableau de toute la littérature qu’a suscitée en Allemagne au XVIIe siècle, l’influence de la France, de sa littérature et de sa philosophie »


Communication, Université de Cologne, VIIe congrès de l’Association internationale des études francaises, le 27 juillet 1955

Archag Tchobanian (1872 Constantinople-1954 Paris), écrivain arménien

« C’est une des plus belles caractéristiques de la culture française de n’avoir rien d’asservissant. Sous son souffle vivifiant, la nation arménienne a retrouvé sa personnalité, elle a trouvé toute une littérature nouvelle qui a ses beautés, et a inscrit toute une page nouvelle de sa séculaire histoire »

Virgile Rossel, ✞ 1933 à Lausanne

« A considérer Genève avant et après la Réforme, on se croirait transporté d’un continent à un autre […] Il est évident que le calvinisme fut l’éducateur de notre pays. Il lui révéla l’antiquité classique. Il lui donna des goûts intelligents. Il lui ouvrit, du côté de la religion, des horizons nouveaux, le forçant de réfléchir et de regarder plus haut que terre. »

Thomas Babington Macaulay, 1859 ✞ Londres, historien et homme politique britannique

« La France réunissait à cette époque tous les genres de supériorité. Sa gloire militaire était à son apogée… Son autorité était suprême dans toutes les matières de bon ton, depuis le duel jusqu’au menuet ; c’était elle qui décidait de la coupe de l’habit d’un gentilhomme, de la longueur de sa perruque; qui décidait si les talons de ses souliers devaient être élevés ou bas; si le galon de son chapeau devait être large ou étroit. En littérature, elle donnait des lois au monde ; la renommée de ses grands écrivains remplissait l’Europe. Aucune autre nation ne pouvait montrer un poète tragique égal à Racine, un poète comique égal à Molière, un poète badin aussi agréable que La Fontaine, un orateur aussi puissant que Bossuet. La splendeur littéraire de l’Italie et de l’Espagne s’était éteinte : celle de l’Allemagne ne s’était pas encore levée. Le génie des hommes éminents qui faisaient l’ornement de Paris brillait donc avec un éclat qui s’augmentait encore par le contraste. La France exerçait alors sur le genre humain un empire que la république romaine elle-même n’exerça jamais »


Cité par Louis Charlanne, dans L’ influence française en Angleterre au XVIIe siècle