Pour l’amour du pays
par les yeux du monde

La France a puissamment agi sur le destin des peuples et des nations ; sa contribution au perfectionnement moral et intérieur de l’homme, ainsi que ses apports à l’amélioration matérielle de la société furent nombreux et souvent décisifs.

Traces de France vous invite à découvrir les hauts faits d’un pays et d’un peuple sans pareils dans l’histoire moderne tant il est vrai, comme l’a remarqué Louis-Philippe MAY, que si l’on a souvent parlé du miracle grec, on n’a jamais parlé du « miracle gaulois ».

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TOUS LES PAYS

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L’influence, qu’est ce que c’est ?

« Être influent aujourd’hui, c’est agir comme décideur et être perçu comme tel, avec quelques autres. C’est donc produire des idées qui intéressent les autres. Ne pas cesser de penser le monde. En lançant des entreprises qui nous dépassent »

Principes wikipedia

La vérifiabilité, la neutralité du point de vue et l’interdiction du travail inédit.

Theodore Zeldin (1933 – )

« Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence indirecte »

Elena MUSIANI, historienne italienne

« L’idée moderne de nation […] a été en fait apportée par les deux étapes de l’occupation française. La France apporte à l’Italie le cadre d’un État-nation, le code civil, le recul des particularismes régionaux, les bases d’une économie de marché »

Elena Musiani est docteure en Histoire contemporaine de l’Université de Bologne

Émile Haumant (1859-1942), professeur honoraire de langue et littérature russe

« Dans les deux siècles de vie russe que nous venons de parcourir, nous avons constaté la prédominance à peu près continue des influences françaises. Comme on chercherait vainement un autre pays où leur action eût été aussi longue et profonde, il faut croire que la Russie a eu des raisons à elle de s’attacher à nous plus que les autres n’ont fait »

 

Joaquim Coll i Amargós (Barcelona 1967), historiador y ensayista español.

« Pour expliquer l’impact que l’affaire Dreyfus provoqua au sein des différents secteurs politiques et intellectuels catalans, il faut, avant tout, tenir compte du fait que c’est précisément la culture française qui a servi de voie de pénétration à la plupart des courants culturels, des modèles idéologiques et des propositions politiques de la période d’entre-deux-siècles en Catalogne et en Espagne »

Robert Tombs, Faculty of History, University of Cambridge

« L’âge d’or du Parlement, comme en France, date de la première moitié du XIXe siècle, quand il représentait l’élite de la nation, ceux qui étaient éduqués, riches, influents […] Il reste vrai que l’Angleterre était le berceau de la démocratie parlementaire mais il ne faut pas oublier que, dans l’expression, le mot «démocratie» est aussi important que le mot «parlementaire». Certains Anglais aiment dire que nous avons la démocratie la plus ancienne du monde. Mais la France a obtenu le suffrage universel masculin en 1848. Il a fallu 80 ans de plus à l’Angleterre pour en arriver là: ce n’est qu’à la fin des années 1920 que le Parlement britannique est devenu véritablement démocratique ».

Justo Sierra, † 1912

« l’esprit de la culture française est l’enveloppe de l’âme que les pays latins ont adopté depuis deux siècles »  

Jean-Jacques Salverda de Grave (1863-1947), linguiste et philologue néerlandais.

« J’ai la quasi-certitude de vous apporter un sujet qui doit vous être sympathique. Ce sujet, le voici : il consiste à exposer un chapitre de l’histoire des rapports qui existent entre mon pays, la Hollande, et le vôtre, à parler de l’influence que la langue française a eue sur le néerlandais, influence qui est le signe extérieur de l’action que votre civilisation a exercée sur la culture des Pays-Bas. Cette action a été si profonde que les quatre leçons que je me propose de donner ici, ne suffiraient certainement pas à la traiter à fond »

Georg Brandes (Copenhague, 1842 – Copenhague, 1927), écrivain et critique littéraire danois.

« Trois volumes de mon Histoire des courants littéraires au XlXe siècle sont consacrés à montrer l’influence subtile et prédominante des idées et des formes littéraires françaises sur la culture des peuples européens. De la dette intellectuelle que j’ai contractée envers la pensée française vous trouverez un témoignage constant dans toute mon œuvre, dans mes amitiés personnelles, mes préférences esthétiques, la forme même de mes livres »

Colin Jones, (1947-), British historian

« In many senses, the eighteenth century was France’ s century […] Culturally, France was the storm-center of the movement of intellectual and artistic renewal known as the Enlightenment: for most contemporaries, the lumière of this siècle des Lumieres shone from France. In terms of politics and international relations, France remained the power that other states had to take into account, to worry about, to keep if possible on their side »

Colin Jones, (1947-), British historian

Eric Hobsbawm † 2012, Londres

« Si l’économie du monde, au xixe siècle, s’est formée surtout sous l’influence de la Révolution industrielle anglaise, sa politique et son idéologie sont, pour l’essentiel, d’origine française. Si la Grande-Bretagne a fourni le modèle du développement économique moderne qui a fait éclater les structures traditionnelles du monde non européen, c’est la France qui lui a donné ses grandes révolutions et qui en a fabriqué les idées, au point que la politique européenne entre 1789 et 1917, fut largement une lutte pour ou contre les principes de 1789, ou contre ceux plus incendiaires encore, de 1793. C’est la France qui a fourni le vocabulaire et les solutions de la politique libérale et radicale démocrate, dans tout l’univers; elle a fabriqué le concept même et le vocabulaire du nationalisme; elle a fourni les codes civils, le modèle d’une organisation scientifique et technique, le système métrique adopté dans la plupart des pays. C’est par l’influence française que l’idéologie laïque du monde moderne a pénétré les civilisations anciennes, enfermées encore sur elles- mêmes et qui jusque-là, avaient résisté aux idées européennes».

(E.J. Hobsbawn, 1969 : 73-74).

Stig STROMHOLM, Président de l’Académie Royale Suédoise des Belles Lettres

« Il y a des domaines où des pays comme la Suède, la Suisse, les Pays- Bas ou le Danemark, peuvent se vanter à bon droit de solutions aux problèmes politiques et sociaux qui sont infiniment supérieures à celles des grands pays, d’œuvres d’art d’une beauté unique, d’ensembles architecturaux sans égal. Mais c’est l’ensemble qui compte ; c’est la masse qui donne le poids. Nous ne comparons pas le Poitou ou la Gascogne avec l’ensemble du royaume de Suède. C’est la France qui entre en lice, et la France, c’est bien autre chose à force, le plus souvent, d’être vraiment très belle, mais à défaut, à force d’être très grande »

Dušan T. Bataković, ✞ 2017, Historien et diplomate serbe

« Sur le chemin tortueux de la Serbie vers la démocratie, la France serait observée comme un exemple politique, un modèle idéologique déterminant ses propres valeurs et mesurant le degré atteint par ses libertés. De ce point de vue, on peut tout à fait appliquer à la Serbie la remarque de Guizot : « Il n’est presque aucune grande idée, aucun grand principe de civilisation qui, pour se répandre partout, n’ait passé d’abord par la France »


Les sources françaises de la démocratie serbe (Dušan T. BATAKOVIC, 2013)