Pour l’amour du pays
par les yeux du monde

La France a puissamment agi sur le destin des peuples et des nations ; sa contribution au perfectionnement moral et intérieur de l’homme, ainsi que ses apports à l’amélioration matérielle de la société furent nombreux et souvent décisifs.

Traces de France vous invite à découvrir les hauts faits d’un pays et d’un peuple sans pareils dans l’histoire moderne tant il est vrai, comme l’a remarqué Louis-Philippe MAY, que si l’on a souvent parlé du miracle grec, on n’a jamais parlé du « miracle gaulois ».

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TOUS LES PAYS

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L’influence, qu’est ce que c’est ?

« Être influent aujourd’hui, c’est agir comme décideur et être perçu comme tel, avec quelques autres. C’est donc produire des idées qui intéressent les autres. Ne pas cesser de penser le monde. En lançant des entreprises qui nous dépassent »

Principes wikipedia

La vérifiabilité, la neutralité du point de vue et l’interdiction du travail inédit.

Joséphine Baker, née le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri), ✞ 1975 Paris

 « Un jour, j’ai réalisé que j’habitais dans un pays où j’avais peur d’être noire. C’était un pays réservé aux Blancs. Il n’y avait pas de place pour les Noirs. J’étouffais aux États-Unis. Beaucoup d’entre nous sommes partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris ».

Ed West, Senior Editor of UnHerd.

« Notre relation avec la France est, bien sûr, formée par un complexe d’infériorité remontant à la domination normande, et peut-être un soupçon persistant parmi le prolétariat que les toffs au fond sont toujours français »

Thomas Babington Macaulay, 1859 ✞ Londres, historien et homme politique britannique

« La France réunissait à cette époque tous les genres de supériorité. Sa gloire militaire était à son apogée… Son autorité était suprême dans toutes les matières de bon ton, depuis le duel jusqu’au menuet ; c’était elle qui décidait de la coupe de l’habit d’un gentilhomme, de la longueur de sa perruque; qui décidait si les talons de ses souliers devaient être élevés ou bas; si le galon de son chapeau devait être large ou étroit. En littérature, elle donnait des lois au monde ; la renommée de ses grands écrivains remplissait l’Europe. Aucune autre nation ne pouvait montrer un poète tragique égal à Racine, un poète comique égal à Molière, un poète badin aussi agréable que La Fontaine, un orateur aussi puissant que Bossuet. La splendeur littéraire de l’Italie et de l’Espagne s’était éteinte : celle de l’Allemagne ne s’était pas encore levée. Le génie des hommes éminents qui faisaient l’ornement de Paris brillait donc avec un éclat qui s’augmentait encore par le contraste. La France exerçait alors sur le genre humain un empire que la république romaine elle-même n’exerça jamais »


Cité par Louis Charlanne, dans L’ influence française en Angleterre au XVIIe siècle

Milenko Vesnitch (1863-1921), ministre de Serbie à Paris en 1916

« Il n’y a pas de plus belle histoire militaire que celle de la noble France. Pourtant ce n’est pas sa plus grande gloire, ni celle dont elle soit le plus fière. Son esprit et son cœur ont un piédestal beaucoup plus beau. Nous autres, Serbes, nous l’admirons dans toutes ses qualités naturelles, et la reconnaissance envers elle est pour nous un fardeau doux et cher. Vive la France ! »

Boris Kagarlitski, politologue russe

« Les con­cepts issus de la Révolution française ont inspiré les radicaux du monde entier deux siècles durant et les termes désignant les conflits politiques et sociaux qui se déroulaient en France ont constitué la base du vocabulaire grâce auquel militants, analystes et journalistes des pays les plus divers ont pu décrire les processus et événements à l’œuvre chez eux »

Eça de Queiroz, ✞ 1900 à Neuilly s/ Seine, écrivain portugais

« Je ne fais pas exception à la légion mélancolique et servile des imitateurs. Mes romans, au bout du compte, sont français, moi-même je le suis presque entièrement… Mon éducation, ma culture, ont été faites dans les livres français, par les idées françaises, les tournures françaises, les sentiments français, l’idéal français. »


Cité dans les Lettres de Lisbonne, Rétronews

Adeline Rucquoi (née en 1949, hispaniste et médiéviste)

« Le règne d’Alphonse VI de Castille et Le6n (1065-1109) est à l’origine de ce changement. C’est à lui en effet que le royaume doit son ouverture vers l’Europe, une Europe qui s’est manifestée aussi bien dans les domaines reli­gieux que politique et social, et dont l’introduction en Espagne occidentale fut l’œuvre des Français ».

Adeline Rucquoi (née à Bruxelles le 4 avril 1949) est une historienne, hispaniste et médiéviste française.

Dušan T. Bataković, ✞ 2017, Historien et diplomate serbe

« Sur le chemin tortueux de la Serbie vers la démocratie, la France serait observée comme un exemple politique, un modèle idéologique déterminant ses propres valeurs et mesurant le degré atteint par ses libertés. De ce point de vue, on peut tout à fait appliquer à la Serbie la remarque de Guizot : « Il n’est presque aucune grande idée, aucun grand principe de civilisation qui, pour se répandre partout, n’ait passé d’abord par la France »


Les sources françaises de la démocratie serbe (Dušan T. BATAKOVIC, 2013)

Juan Pablo FUSI (1945-), Académie royale d’histoire

« Pour ce qui concerne l’Espagne, par conséquent, ce ne fut pas le sentiment de nation qui conduisit au réformisme bourbonien, mais le contraire : ce fut le centralisme bourbonien, le réformisme éclairé, qui finirait par créer le sentiment de nation »

Juan Pablo Fusi Aizpurua, né le 24 septembre 1945 à Saint-Sébastien, est un historien espagnol, orienté fondamentalement sur l'histoire de l'Espagne contemporaine et, plus spécialement, sur le Pays basque et les problèmes nationalistes.

Justyna Bajda, maître de conférences, Université de Wrocław (Pologne)

« L’influence de la culture française sur la culture polonaise à la fin du XIXe siècle fut plus que considérable. Son vaste impact couvrant diverses sphères de la vie et de la culture fut le résultat non seulement de la prédominance de la France au niveau de l’Europe mais aussi le fruit des relations interculturelles traditionnelles entre les deux pays. Cette alliance spirituelle se refléta dans plusieurs domaines d’activités culturelles comme : le théâtre, la photographie, le film, la mode, l’architecture, la cuisine, mais aussi la science, la politique. »

Louis DUMONT-WILDEN,  journaliste, essayiste et critique belge,✞ 1963

« Du commencement du règne de Louis XIV à la Révolution, l’idéal européen s’est confondu avec l’idéal français. D’un consentement à peu près unanime, « l’honnête homme » de France apparut, en cet espace de deux siècles, comme le type accompli de la perfection humaine, et l’honneur français fut l’honneur occidental »

Tony Judt ✞ 2010

« Dans les années 1920, à Oxford, on en était arrivé à un point où, lorsqu’un étudiant souhaitait étudier les langues étrangères, il ne pouvait pas étudier le français, car on tenait pour acquis qu’un gentleman parlait déjà le français avant d’entrer à l’université »
Tony Judt