Pour l’amour du pays
par les yeux du monde

La France a puissamment agi sur le destin des peuples et des nations ; sa contribution au perfectionnement moral et intérieur de l’homme, ainsi que ses apports à l’amélioration matérielle de la société furent nombreux et souvent décisifs.

Traces de France vous invite à découvrir les hauts faits d’un pays et d’un peuple sans pareils dans l’histoire moderne tant il est vrai, comme l’a remarqué Louis-Philippe MAY, que si l’on a souvent parlé du miracle grec, on n’a jamais parlé du « miracle gaulois ».

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TOUS LES PAYS

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L’influence, qu’est ce que c’est ?

« Être influent aujourd’hui, c’est agir comme décideur et être perçu comme tel, avec quelques autres. C’est donc produire des idées qui intéressent les autres. Ne pas cesser de penser le monde. En lançant des entreprises qui nous dépassent »

Principes wikipedia

La vérifiabilité, la neutralité du point de vue et l’interdiction du travail inédit.

Joséphine Baker, née le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri), ✞ 1975 Paris

 « Un jour, j’ai réalisé que j’habitais dans un pays où j’avais peur d’être noire. C’était un pays réservé aux Blancs. Il n’y avait pas de place pour les Noirs. J’étouffais aux États-Unis. Beaucoup d’entre nous sommes partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris ».

Guglielmo Libri, ✞ 1869, Fiesole, Italie

« En quittant l’Italie, les Français laissèrent des souvenirs ineffaçables. Ils avaient fait beaucoup : le nouveau code, l’égalité devant la loi, la division des propriétés, l’abolition des mains-mortes et des substitutions, la suppression des ordres monastiques, étaient des améliorations dues aux Français, et qu’à la restauration les anciens gouvernemens ne purent pas entièrement abolir »

François Guizot † 1910

« Je crois qu’on peut dire sans flatterie que la France a été le centre, le foyer de la civilisation de l’Europe »
François Guizot (1820-1910)

Henri Pirenne ✞ 1935 Uccle, Belgique

« C’était à la France pourtant, qui avait arrêté en Occident l’expansion continentale de l’Islam, qu’il était réservé de reconstituer l’Europe sur des bases nouvelles. D’elle dépendait l’avenir. »

Klaus Mann, écrivain allemand, ✞ 1949 à Cannes

« Que défendons-nous donc contre l’agression barbare des fascismes ? Précisément cet esprit européen. J’ai le sentiment que la littérature française le représente aujourd’hui avec le plus de pureté. Voilà pourquoi cette littérature m’est chère. Et comme je souhaite que notre Europe nous soit conservée, je souhaite aussi que la France demeure forte ».

William Crary Brownell, (1851-1928), American literary and art critic

« It is this which has made the France of the past three centuries, and especially the France of today — as we get farther and farther away from the great art epochs — both in amount and general excellence of artistic activity, comparable only with the Italy of the Renaissance and the Greece of antiquity. »

Thomas Babington Macaulay, 1859 ✞ Londres, historien et homme politique britannique

« La France réunissait à cette époque tous les genres de supériorité. Sa gloire militaire était à son apogée… Son autorité était suprême dans toutes les matières de bon ton, depuis le duel jusqu’au menuet ; c’était elle qui décidait de la coupe de l’habit d’un gentilhomme, de la longueur de sa perruque; qui décidait si les talons de ses souliers devaient être élevés ou bas; si le galon de son chapeau devait être large ou étroit. En littérature, elle donnait des lois au monde ; la renommée de ses grands écrivains remplissait l’Europe. Aucune autre nation ne pouvait montrer un poète tragique égal à Racine, un poète comique égal à Molière, un poète badin aussi agréable que La Fontaine, un orateur aussi puissant que Bossuet. La splendeur littéraire de l’Italie et de l’Espagne s’était éteinte : celle de l’Allemagne ne s’était pas encore levée. Le génie des hommes éminents qui faisaient l’ornement de Paris brillait donc avec un éclat qui s’augmentait encore par le contraste. La France exerçait alors sur le genre humain un empire que la république romaine elle-même n’exerça jamais »


Cité par Louis Charlanne, dans L’ influence française en Angleterre au XVIIe siècle

Stig STROMHOLM, Président de l’Académie Royale Suédoise des Belles Lettres

« Il y a des domaines où des pays comme la Suède, la Suisse, les Pays- Bas ou le Danemark, peuvent se vanter à bon droit de solutions aux problèmes politiques et sociaux qui sont infiniment supérieures à celles des grands pays, d’œuvres d’art d’une beauté unique, d’ensembles architecturaux sans égal. Mais c’est l’ensemble qui compte ; c’est la masse qui donne le poids. Nous ne comparons pas le Poitou ou la Gascogne avec l’ensemble du royaume de Suède. C’est la France qui entre en lice, et la France, c’est bien autre chose à force, le plus souvent, d’être vraiment très belle, mais à défaut, à force d’être très grande »

Leoluca Orlando, maire de Palerme

« A Palerme mais aussi à Monreale et à Cefalù, toutes les choses les plus importantes et les plus significatives sont normandes. On parle beaucoup de l’héritage des Espagnols laissé ici, mais les choses les plus marquantes sont d’origine normandes. Il faut le dire et que les Normands de Normandie le sachent ».

Eric Hobsbawm † 2012, Londres

« Si l’économie du monde, au xixe siècle, s’est formée surtout sous l’influence de la Révolution industrielle anglaise, sa politique et son idéologie sont, pour l’essentiel, d’origine française. Si la Grande-Bretagne a fourni le modèle du développement économique moderne qui a fait éclater les structures traditionnelles du monde non européen, c’est la France qui lui a donné ses grandes révolutions et qui en a fabriqué les idées, au point que la politique européenne entre 1789 et 1917, fut largement une lutte pour ou contre les principes de 1789, ou contre ceux plus incendiaires encore, de 1793. C’est la France qui a fourni le vocabulaire et les solutions de la politique libérale et radicale démocrate, dans tout l’univers; elle a fabriqué le concept même et le vocabulaire du nationalisme; elle a fourni les codes civils, le modèle d’une organisation scientifique et technique, le système métrique adopté dans la plupart des pays. C’est par l’influence française que l’idéologie laïque du monde moderne a pénétré les civilisations anciennes, enfermées encore sur elles- mêmes et qui jusque-là, avaient résisté aux idées européennes».

(E.J. Hobsbawn, 1969 : 73-74).

Elena MUSIANI, historienne italienne

« L’idée moderne de nation […] a été en fait apportée par les deux étapes de l’occupation française. La France apporte à l’Italie le cadre d’un État-nation, le code civil, le recul des particularismes régionaux, les bases d’une économie de marché »

Elena Musiani est docteure en Histoire contemporaine de l’Université de Bologne