Pour l’amour du pays
par les yeux du monde

La France a puissamment agi sur le destin des peuples et des nations ; sa contribution au perfectionnement moral et intérieur de l’homme, ainsi que ses apports à l’amélioration matérielle de la société furent nombreux et souvent décisifs.

Traces de France vous invite à découvrir les hauts faits d’un pays et d’un peuple sans pareils dans l’histoire moderne tant il est vrai, comme l’a remarqué Louis-Philippe MAY, que si l’on a souvent parlé du miracle grec, on n’a jamais parlé du « miracle gaulois ».

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TOUS LES PAYS

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L’influence, qu’est ce que c’est ?

« Être influent aujourd’hui, c’est agir comme décideur et être perçu comme tel, avec quelques autres. C’est donc produire des idées qui intéressent les autres. Ne pas cesser de penser le monde. En lançant des entreprises qui nous dépassent »

Principes wikipedia

La vérifiabilité, la neutralité du point de vue et l’interdiction du travail inédit.

Louis DUMONT-WILDEN,  journaliste, essayiste et critique belge,✞ 1963

« Du commencement du règne de Louis XIV à la Révolution, l’idéal européen s’est confondu avec l’idéal français. D’un consentement à peu près unanime, « l’honnête homme » de France apparut, en cet espace de deux siècles, comme le type accompli de la perfection humaine, et l’honneur français fut l’honneur occidental »

Edward Said ✞ 2003

« Lorsque, aux États-Unis, on essaie de s’intéresser à l’histoire de la dissidence, à l’histoire de l’opposition aux préjugés, au combat pour l’universalisme, le premier courant auquel on se réfère est celui de la France des Lumières. »
Edward Said

Robert Tombs, Faculty of History, University of Cambridge

« L’âge d’or du Parlement, comme en France, date de la première moitié du XIXe siècle, quand il représentait l’élite de la nation, ceux qui étaient éduqués, riches, influents […] Il reste vrai que l’Angleterre était le berceau de la démocratie parlementaire mais il ne faut pas oublier que, dans l’expression, le mot «démocratie» est aussi important que le mot «parlementaire». Certains Anglais aiment dire que nous avons la démocratie la plus ancienne du monde. Mais la France a obtenu le suffrage universel masculin en 1848. Il a fallu 80 ans de plus à l’Angleterre pour en arriver là: ce n’est qu’à la fin des années 1920 que le Parlement britannique est devenu véritablement démocratique ».

Edward Augustus Freeman ✞ 1892, English historian

« THE Norman Conquest is the great turning-point in the history of the English nation. Since the first settlement of the English in Britain, the introduction of Christianity is the only event which can compare beginning with it in importance […] The Norman Conquest brought with it a most extensive foreign infusion, which affected our blood, our language, our laws, our arts […] A kingdom which had hitherto been purely Teutonic was brought within the sphere of the laws, the manners, the speech, of the Romance nations. […] »

Edward Augustus Freeman ✞ 1892, English historian

Juan Pablo FUSI (1945-), Académie royale d’histoire

« Pour ce qui concerne l’Espagne, par conséquent, ce ne fut pas le sentiment de nation qui conduisit au réformisme bourbonien, mais le contraire : ce fut le centralisme bourbonien, le réformisme éclairé, qui finirait par créer le sentiment de nation »

Juan Pablo Fusi Aizpurua, né le 24 septembre 1945 à Saint-Sébastien, est un historien espagnol, orienté fondamentalement sur l'histoire de l'Espagne contemporaine et, plus spécialement, sur le Pays basque et les problèmes nationalistes.

Geraldo Luiz De Mori. Jésuite. Belo Horizonte, Brésil

« Ce qui frappe d’emblée le Brésilien qui entre en relation avec un Français, c’est l’idée que la plupart des Français ont d’eux-mêmes et du monde. Tout passe, pour ainsi dire, par leur « nombril ». Ce regard de l’autre à partir de soi existe chez tous les peuples, mais chez les Gaulois il est peut-être plus prononcé. La responsabilité en revient sans doute, encore une fois, à l’histoire, car la France est l’une des nations qui ont le plus marqué le monde moderne. »

Boris Kagarlitski, politologue russe

« Les con­cepts issus de la Révolution française ont inspiré les radicaux du monde entier deux siècles durant et les termes désignant les conflits politiques et sociaux qui se déroulaient en France ont constitué la base du vocabulaire grâce auquel militants, analystes et journalistes des pays les plus divers ont pu décrire les processus et événements à l’œuvre chez eux »

Vaclav Havel ✞ 2011, Hrádeček

« Les idéaux civiques de la grande Révolution française devinrent très tôt l’un des germes intellectuels du processus que nous avons l’habitude d’appeler notre Renaissance nationale »
Vaclav Havel

Ed West, Senior Editor of UnHerd.

« Notre relation avec la France est, bien sûr, formée par un complexe d’infériorité remontant à la domination normande, et peut-être un soupçon persistant parmi le prolétariat que les toffs au fond sont toujours français »

Eric Hobsbawm † 2012, Londres

« Si l’économie du monde, au xixe siècle, s’est formée surtout sous l’influence de la Révolution industrielle anglaise, sa politique et son idéologie sont, pour l’essentiel, d’origine française. Si la Grande-Bretagne a fourni le modèle du développement économique moderne qui a fait éclater les structures traditionnelles du monde non européen, c’est la France qui lui a donné ses grandes révolutions et qui en a fabriqué les idées, au point que la politique européenne entre 1789 et 1917, fut largement une lutte pour ou contre les principes de 1789, ou contre ceux plus incendiaires encore, de 1793. C’est la France qui a fourni le vocabulaire et les solutions de la politique libérale et radicale démocrate, dans tout l’univers; elle a fabriqué le concept même et le vocabulaire du nationalisme; elle a fourni les codes civils, le modèle d’une organisation scientifique et technique, le système métrique adopté dans la plupart des pays. C’est par l’influence française que l’idéologie laïque du monde moderne a pénétré les civilisations anciennes, enfermées encore sur elles- mêmes et qui jusque-là, avaient résisté aux idées européennes».

(E.J. Hobsbawn, 1969 : 73-74).