Catégorie : 2.3.4.2 Les jardins

« Le Moyen-Age avait eu ses chambres de verdure, ses treillages, ses bassins et ses fontaines combinés avec les damiers et les mosaïques de buis et d’arbrisseaux ; la Renaissance avait transplanté à Amboise, à Blois et à Chenonceaux, à Anet et à Fontainebleau, à Saint-Germain et aux Tuileries, les jardins italiens qui avaient émerveillé Charles VIII à Naples.

Le XVIIè siècle eut d’abord les jardins de l’Astrée ; puis, lorsque triomphera l’esprit de géométrie dans tous les secteurs de la science, Claude Mollet introduira les parterres de broderie et tracera avec des buis taillés les figures les plus diverses. Peu à peu, se développera autour du Château un plan végétal qui réfléchit les théorèmes de son architecture. Les Le Nostre, père et fils, achèveront de mettre au point la formule du parc à la française, envahi d’édifices et de bassins, soumis à des perspectives impérieuses, un par cérébral. Les arbres y cessent d’être des arbres pour devenir des ornements vivants ; les buis, la glaise des jardiniers, s’y difforment monstrueusement en pyramides, en sphères, en toutes sortes de volumes irréguliers. ». (L-P. May)