par Camille Vignolle – Publié ou mis à jour le : 2019-06-26 11:17:05
EXTRAIT

Fils de marchands drapiers protestants, Olivier de Serres lit très tôt les agronomes latins, se passionne pour l’agriculture et devient le premier Européen à aborder celle-ci sous un angle scientifique.
À 20 ans, sans souci des guerres de religion, il vend des terres dispersées pour constituer un vaste domaine au Pradel, près de Villeneuve-de-Berg, dans le bas-Vivarais.
Il le met aussitôt en valeur en multipliant les innovations : drainage et irrigation, compostage des déchets organiques, soufrage de la vigne, suppression de la jachère…
Il était jusque-là habituel d’alterner les cultures tous les ans pour permettre au sol de se régénérer selon le principe de l’assolement triennal : une première année, on cultive des céréales d’hiver (froment ou blé), l’année suivante des céréales de printemps (orge…), la troisième année enfin, on laisse le sol en vaine pâture afin qu’il se repose et par la même occasion nourrisse les bovins du village.
Au lieu de la vaine pâture, Olivier de Serres promeut la culture de plantes fourragères comme la luzerne, qui ont le double avantage de nourrir le bétail et d’apporter au sol l’azote indispensable à la conservation de sa fertilité.
L’agronome promeut aussi de nouvelles cultures comme le maïs, le houblon, la betterave, dont il signale les qualités sucrières, la garance, le safran, le coton, les agrumes, le tabac, la tulipe, le riz et également la pomme de terre.
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