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Literatura Europea – LA PRIMERA HISTORIA DE LA LITERATURA EUROPEA EN FORMATO DIGITAL
Coordinador : Enrique Galé Casajús
Web patrocinada por el Instituto de Educación Secundaria « RÍO ARBA » de TAUSTE (Zaragoza)
SIGLO XVII: LA GRAN CRISIS DE LA GUERRA DE LOS 30 AÑOS
EXTRAIT
Autorisation de reproduction non demandée – DeepL Traduction
Versailles va devenir le creuset culturel où vont se recomposer les ingrédients d’une ultime version du monde gréco-latin qui a projeté ses idéaux au fil des siècles comme un modèle sur lequel s’est construite la culture européenne
(…) Nos encontramos en plena Etapa Clásica de la cultura europea. El Renacimiento del siglo XVI había generalizado esa cosmovisión común europea basada en una reinterpretación adaptada del mundo grecorromano, puesta a punto por los humanistas a partir del siglo XIV. En el fondo, el paso del Renacimiento al Barroco no conlleva una diferenciación o una ruptura significativas pues nos encontramos tan solo ante una inflexión de grado, un ajuste en el modelo. El aprecio común por el mundo antiguo y su validez como punto de partida para la creación de un modelo cultural para Europa permanecen intactos. Por eso, en cuanto el conflicto bélico supera su fase más aguda a mediados de siglo y, exhausta la mayor parte del continente por el terrible cataclismo, se vuelve, en cierto modo, a la situación anterior -con Francia en lugar de España como potencia hegemónica-, este nexo cultural común, que nunca se había roto del todo, comienza a restañar las heridas de inmediato.
De hecho, llama enormemente la atención la facilidad con que la Francia de la segunda mitad del siglo, la Francia de Luis XIV, se convierte en el modelo cultural privilegiado para toda Europa, no solo para quienes habían compartido con ella los sufrimientos y los triunfos de la guerra, sino de forma más sorprendente, para los que como España o Austria habían sido sus encarnizados enemigos o quienes como Inglaterra o los países escandinavos, podían considerarse sus rivales en el campo de la religión o del pensamiento político.
Por encima de todo ello, la corte de Versalles va a convertirse, en las últimas décadas del siglo XVII y las primeras del XVIII, en el nuevo crisol cultural en el que se van a refundir los ingredientes de una nueva versión, la última, de ese mundo grecolatino que durante todos estos siglos venía proyectando sus ideales como plantillas sobre las que se levantaba la cultura europea. Todas las artes sufrieron de nuevo una regeneración que, conocida con el nombre de Clasicismo francés, daría lugar en el siglo siguiente al Neoclasicismo europeo. Por ese Clasicismo se vieron afectadas la arquitectura, la escultura, la pintura, la literatura e incluso una disciplina que tan poco vínculo directo podía tener con el mundo antiguo como la música. A su vez, el prestigio intelectual de Francia favoreció el éxito de las corrientes de pensamiento surgidas entre sus pensadores, sobre todo el racionalismo de Descartes. De este modo, a principios del siglo XVIII, a pesar de la Guerra de los 30 años, una Europa más fragmentada y enfrentada políticamente que antes se presenta ante la Historia más unida también en su faceta cultural y científica. [E. G.]
(…) Nous sommes au cœur de la période classique de la culture européenne. La Renaissance du XVIe siècle avait généralisé cette vision commune du monde européen, fondée sur une réinterprétation adaptée du monde gréco-romain, développée par les humanistes à partir du XIVe siècle. Au fond, le passage de la Renaissance au Baroque n’implique pas une différenciation ou une rupture significative, puisqu’il ne s’agit que d’une inflexion de degré, d’un ajustement du modèle. L’appréciation commune du monde antique et sa validité en tant que point de départ pour la création d’un modèle culturel pour l’Europe restent intactes. Ainsi, dès que la guerre a dépassé sa phase la plus aiguë au milieu du siècle et que, la majeure partie du continent étant épuisée par le terrible cataclysme, on est revenu dans une certaine mesure à la situation antérieure – avec la France au lieu de l’Espagne comme puissance hégémonique – ce lien culturel commun, qui n’avait jamais été complètement rompu, a commencé à panser les plaies d’un seul coup.
En effet, il est frappant de constater avec quelle facilité la France de la seconde moitié du siècle, la France de Louis XIV, est devenue le modèle culturel privilégié de toute l’Europe, non seulement pour ceux qui avaient partagé avec elle les souffrances et les triomphes de la guerre, mais plus étonnamment, pour ceux qui, comme l’Espagne ou l’Autriche, avaient été ses ennemis acharnés, ou qui, comme l’Angleterre ou les pays scandinaves, pouvaient être considérés comme ses rivaux dans le domaine de la religion ou de la pensée politique.
Surtout, la cour de Versailles va devenir, dans les dernières décennies du XVIIe siècle et les premières du XVIIIe siècle, le nouveau creuset culturel où vont se recomposer les ingrédients d’une nouvelle version, la dernière, du monde gréco-latin qui a projeté ses idéaux au fil des siècles comme un modèle sur lequel s’est construite la culture européenne. Tous les arts connaissent une nouvelle régénération qui, connue sous le nom de classicisme français, donnera naissance au néoclassicisme européen au siècle suivant. Ce classicisme touche l’architecture, la sculpture, la peinture, la littérature et même une discipline aussi peu liée au monde antique que la musique. En retour, le prestige intellectuel de la France favorise le succès des courants de pensée qui émergent chez ses penseurs, notamment le rationalisme de Descartes. Ainsi, au début du XVIIIe siècle, malgré la guerre de Trente Ans, une Europe plus fragmentée et politiquement conflictuelle qu’auparavant est plus unie dans ses aspects culturels et scientifiques. [E. G.]
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