Verbatim

illustration : château de Herrenchiemsee, 1878-1886, Bavière, réplique du château de Versailles

Pie XI, pontificat de 1922 à 1939

« Il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l’Eglise jusqu’à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui de France passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs, ont célébré Marie et, ont contribué à promouvoir et à amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIIIe siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché. »


Lettre apostolique Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam du 02 mars 1922, Marie proclamée patronne principale de la France, et sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire

Abbé Joseph Lemann, (naissance à Lyon, 1836-1915)

« Les historiens catholiques ont constaté quelquefois des traits de ressemblance saisissants entre le peuple français et le peuple juif. C’est vrai, les deux peuples se ressemblent. Voici la cause de cette ressemblance. Elle vient de ce que Dieu a conclu avec eux une alliance plus étroite qu’avec tous les autres peuples. En effet, le peuple juif et le peuple franc ayant été choisis, l’un dans les temps anciens, l’autre dans les temps nouveaux, pour être avec le Seigneur dans une alliance plus étroite, il devait nécessairement s’ensuivre que sous bien des aspects, les deux peuples se ressembleraient entre eux »


Panégyrique prononcé dans la cathédrale d’Orléans. 8 mai 1873.

Phong Tuan NGHIEM, Vietnam, polytechnicien (1936-)

« Jamais personne ne nous a parlé de l’œuvre civilisatrice de la France. Nos maîtres nous aimaient trop pour ne pas savoir que cela nous aurait humiliés (…) En accomplissant sans fanfare leur tâche, ils nous ont fait aimer la France idéaliste et généreuse des instituteurs et des profs, qui était auprès de nous pour représenter la France tout entière. »


Phong Tuan NGHIEM. L’œuvre civilisatrice de la France – Magazine La jaune et la rouge, N°582

Uria, Jorge. Professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Oviedo

« Il est indéniable que la révolution française, ses tendances politiques libérales et, bien évidement, le modèle d’État et de société civile de la IIIe République sont des inspirations constantes pour les courants les plus progressistes du libéralisme espagnol »


Traduit de l’espagnol par Jérémy Rubenstein

João Rui Pita, professor da Faculdade de Farmácia da Universidade de Coimbra

João Rui Pita, professor da Faculdade de Farmácia da Universidade de Coimbra

« L’affinité élective entre le Portugal et la France est visible non seulement dans les domaines religieux, idéologiques et autres, mais aussi dans le domaine scientifique. En ce qui concerne la pharmacie en particulier, nombreux furent les exemples déterminants de l’influence française : il suffit de faire référence à Lémery et à Baume, deux représentants de la pharmacie européenne des XVIIè et XVIIIè siècles qui marquèrent d’une façon décisive la pharmacie portugaise. »


Traduit du portugais par Mme Ana Luisa Riquito

Jean-Philippe Luis (1963-2020), historien français

« Les années 1830 voient une nouvelle phase de la compétition qui oppose la France et la Grande-Bretagne dans la domination de l’Espagne depuis la Guerre d’Indépendance. Toutefois, sa position géographique, l’intensité et l’ancienneté des liens humains et commerciaux, le poids des antécédents historiques depuis le Pacte de famille, font de la France l’interlocuteur le plus incontournable de la diplomatie espagnole »

Stig STROMHOLM, Président de l’Académie Royale Suédoise des Belles Lettres

« Il y a des domaines où des pays comme la Suède, la Suisse, les Pays- Bas ou le Danemark, peuvent se vanter à bon droit de solutions aux problèmes politiques et sociaux qui sont infiniment supérieures à celles des grands pays, d’œuvres d’art d’une beauté unique, d’ensembles architecturaux sans égal. Mais c’est l’ensemble qui compte ; c’est la masse qui donne le poids. Nous ne comparons pas le Poitou ou la Gascogne avec l’ensemble du royaume de Suède. C’est la France qui entre en lice, et la France, c’est bien autre chose à force, le plus souvent, d’être vraiment très belle, mais à défaut, à force d’être très grande »

Dušan T. Bataković, ✞ 2017, Historien et diplomate serbe

« Sur le chemin tortueux de la Serbie vers la démocratie, la France serait observée comme un exemple politique, un modèle idéologique déterminant ses propres valeurs et mesurant le degré atteint par ses libertés. De ce point de vue, on peut tout à fait appliquer à la Serbie la remarque de Guizot : « Il n’est presque aucune grande idée, aucun grand principe de civilisation qui, pour se répandre partout, n’ait passé d’abord par la France »


Les sources françaises de la démocratie serbe (Dušan T. BATAKOVIC, 2013)

Fritz Schalk, romaniste, Vienne 1902-, ✞1980 Cologne

« II serait bien téméraire de vouloir dresser en une courte communication un tableau de toute la littérature qu’a suscitée en Allemagne au XVIIe siècle, l’influence de la France, de sa littérature et de sa philosophie »


Communication, Université de Cologne, VIIe congrès de l’Association internationale des études francaises, le 27 juillet 1955

Justyna Bajda, maître de conférences, Université de Wrocław (Pologne)

« L’influence de la culture française sur la culture polonaise à la fin du XIXe siècle fut plus que considérable. Son vaste impact couvrant diverses sphères de la vie et de la culture fut le résultat non seulement de la prédominance de la France au niveau de l’Europe mais aussi le fruit des relations interculturelles traditionnelles entre les deux pays. Cette alliance spirituelle se refléta dans plusieurs domaines d’activités culturelles comme : le théâtre, la photographie, le film, la mode, l’architecture, la cuisine, mais aussi la science, la politique. »

S.E.Mme Pilar Armanet, Ambassadeur du Chili en France

« La France a toujours été présente dans la construction de notre identité en tant que nation. Notre idéal républicain a été inspiré par les grands philosophes français qui nous ont montré les chemins de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ; leur empreinte s’est exprimée à travers nos institutions naissantes »

Geraldo Luiz De Mori. Jésuite. Belo Horizonte, Brésil

« Ce qui frappe d’emblée le Brésilien qui entre en relation avec un Français, c’est l’idée que la plupart des Français ont d’eux-mêmes et du monde. Tout passe, pour ainsi dire, par leur « nombril ». Ce regard de l’autre à partir de soi existe chez tous les peuples, mais chez les Gaulois il est peut-être plus prononcé. La responsabilité en revient sans doute, encore une fois, à l’histoire, car la France est l’une des nations qui ont le plus marqué le monde moderne. »

Anguel TCHOLAKOV, Ambassadeur de Bulgarie en France

« Lors de la reconstruction de l’État bulgare moderne dans la seconde moitié du XIX siècle, la France constituait un modèle pour l’établissement des principes étatiques de la Bulgarie, notamment en ce qui concerne son système juridique et son système éducatif. Jusqu’aux années 90 du XX siècle, le français est la langue étrangère la plus enseignée en Bulgarie. »

Daren Tang, (Singapour, 1972-), Directeur général de l’OMPI.

« L’innovation française a une longue tradition d’excellence, vieille de plusieurs siècles. D’innombrables découvertes et innovations françaises – par exemple, le stéthoscope, l’aspirine, la quinine médicinale, la photographie, le cinéma, les conserves ou la pasteurisation – pour n’en citer que quelques-unes, ont révolutionné le monde »

Eça de Queiroz, ✞ 1900 à Neuilly s/ Seine, écrivain portugais

« Je ne fais pas exception à la légion mélancolique et servile des imitateurs. Mes romans, au bout du compte, sont français, moi-même je le suis presque entièrement… Mon éducation, ma culture, ont été faites dans les livres français, par les idées françaises, les tournures françaises, les sentiments français, l’idéal français. »


Cité dans les Lettres de Lisbonne, Rétronews

Klaus Mann, écrivain allemand, ✞ 1949 à Cannes

« Que défendons-nous donc contre l’agression barbare des fascismes ? Précisément cet esprit européen. J’ai le sentiment que la littérature française le représente aujourd’hui avec le plus de pureté. Voilà pourquoi cette littérature m’est chère. Et comme je souhaite que notre Europe nous soit conservée, je souhaite aussi que la France demeure forte ».

Borivoje Mirkovic, militaire serbe, 1884-1969

« Ce sont les Français qui ont appris à la nation yougoslave de quelle manière devaient être organisés administrativement le pouvoir d’État et l’instruction publique. Grâce à l’influence de l’esprit français, les Yougoslaves ont su découvrir la beauté de leur pays, la valeur de leurs œuvres spirituelles et de leurs monuments historiques ».

BORIVOIÉ-B. MIRKOVITCH, 1927

Leoluca Orlando, maire de Palerme

« A Palerme mais aussi à Monreale et à Cefalù, toutes les choses les plus importantes et les plus significatives sont normandes. On parle beaucoup de l’héritage des Espagnols laissé ici, mais les choses les plus marquantes sont d’origine normandes. Il faut le dire et que les Normands de Normandie le sachent ».

Jean-Claude Simard, philosophe canadien

« Je vais tenter de rendre justice au rôle historique de la France dans un domaine précis de la technologie, la mécanisation. Ce rôle a été négligé parce que l’on est souvent obnubilé par la Révolution industrielle, mais aussi parce que l’histoire du machinisme est en général écrite par des Anglo-Saxons, qui font trop souvent l’impasse sur la mécanisation du vivant. »

Boris Kagarlitski, politologue russe

« Les con­cepts issus de la Révolution française ont inspiré les radicaux du monde entier deux siècles durant et les termes désignant les conflits politiques et sociaux qui se déroulaient en France ont constitué la base du vocabulaire grâce auquel militants, analystes et journalistes des pays les plus divers ont pu décrire les processus et événements à l’œuvre chez eux »

Kory Stamper, lexicographer

« The US is a comparative newbie on the diplomacy scene. For centuries, diplomacy has been the province of the French. France, or some iteration of it, has been a world power for almost a millennium, and French was both a courtly language as well as an international lingua franca. And it shows in the language of diplomacy; not only is modern French an official language of the UN, but French and its ancestors have given us the vocabulary of diplomacy. »

Enrique Gómez Carrillo, ✞ 1927 à Paris, chroniqueur, essayiste et romancier guatémaltèque

« En passant par la culture française, qui a une puissance de clarification et d’affinement reconnue de tous, la production allemande acquiert la force d’expansion qui lui manque à son origine. D’où est parti Henri Heine pour conquérir le monde? Où a-t-on proclamé l’originalité de Frédéric Nietzsche? Je cite ces deux Prussiens, non seulement parce que ce sont eux oui ont le plus d’influence dans le monde, mais aussi parce tous deux ont reconnu la supériorité du génie et de la culture française »

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