via https://paumefrance.com

Comme le tennis dont elle est à l’origine, la courte paume, aussi appelée jeu de paume, requiert de grandes qualités sportives : force, rapidité, finesse, précision, habileté. La principale caractéristique de ce sport réside dans les règles, définies pour la première fois en 1592, qui laissent une grande part à la stratégie et à l’esprit tactique. À chaque échange, de nombreuses options de jeu sont offertes pour mettre en défaut l’adversaire.
Si la France a longtemps dominé cette discipline sportive, avec des figures légendaires comme Antoine-Henry Masson au XVIIIe siècle, Jacques-Edmond Barre au siècle suivant ou encore Pierre Etchebaster dans la première moitié du XXe siècle, les meilleurs joueurs du moment sont anglo-saxons. La Grande-Bretagne est aujourd’hui en effet le premier pays à pratiquer ce sport. Baptisé « real tennis » il est également joué aux USA et en Australie.


Une empreinte forte

À la fin du XVIe siècle, Paris compte 250 salles et des villes comme Orléans, Rouen, Angers, Lyon ou Bordeaux par exemple possèdent parfois plusieurs dizaines de salles, prouvant ainsi l’engouement de la population pour le jeu de paume. Ce sport français qui s’est propagé dans toute l’Europe de la Renaissance a donc forcément laissé dans notre pays des traces importantes tant patrimoniales, qu’historiques et culturelles. Inutile de rappeler par exemple que c’est dans la salle de Versailles que le 20 juin 1789 les députés du Tiers état firent serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution pour le pays. Notre langage a également gardé de nombreuses expressions issues directement du jeu de paume comme, épater la galerie, rester sur le carreau, tomber à pic ou encore qui va à la chasse perd sa place.

Mais la courte paume c’est aussi :

Le premier sport à introduire dès la Renaissance la notion de  fair-play  : respect de l’adversaire, maîtrise de soi, modération des propos, connaissance de ses limites. C’est l’exercice parfait pour l’équilibre du corps et de l’esprit comme l’écrivent alors les humanistes ou plus tard les philosophes des Lumières !
Le premier sport de raquette de l’histoire dont l’utilisation remonte au XVIe siècle.
Le premier sport avec des professionnels, les « maîtres paumiers ». Dès le début du XVIIe siècle, attirant un public nombreux, les meilleurs d’entre eux font régulièrement des démonstrations devant la Cour et devant les ambassadeurs en visite en France qui ne manquent pas ensuite de contés leurs exploits dans toute l’Europe.
Le premier sport qui, dès le début du XVIIIe siècle, organise des défis internationaux réguliers lors desquels les paumiers français rencontrent leurs homologues anglais, prémices des tournois modernes.


Les principes de jeu

Comme au tennis, la courte paume se joue en simple ou en double et consiste à se renvoyer la balle par dessus le filet au moyen d’une raquette. Seul un rebond au sol est autorisé. En revanche, il n’y a pas de limites pour les rebonds sur les murs ou les toits qui font partie du jeu.
Le service se fait toujours à partir du côté dedans : La balle mise en service doit toucher au moins une fois le toit de la galerie du côté devers et tomber dans le carré de service.
Le système des chasses utilisé dans de nombreux jeux au Moyen Âge a perduré à la courte paume où il détermine notamment le changement de côté des joueurs. Si la balle fait deux rebonds au sol sans que le joueur n’ait pu la toucher, l’emplacement du second rebond est repéré grâce aux lignes appelées chasses. Ce point en suspens est remis en jeu après le changement de côté et le terrain pour le marquer est alors réduit entre le mur du fond et la chasse.

Un joueur gagne un échange et marque quinze lorsque la balle touche la grille, tombe dans le dernier ouvert (appelé la cloche) ou bien encore termine dans la galerie du dedans. Si la balle tombe à son second rebond après la ligne marquée d’un D (correspondant au dernier ouvert) coté devers, le joueur au service marque un point. Si un joueur fait une faute ou renvoie la balle dans le filet central, il donne un point à son adversaire. Le comptage des points qui se fait par quinze (15, 30, 40, avantage, jeu, manche), existe depuis le Moyen Âge et a été repris par le tennis.

 

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