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Informations :

  • Fondeur 1: PETERMANN
    Adresse ou lieu-dit: Place de Lille
    Code postal (en Belgique): 7500
    Localité: Tournai
    Région: Région wallonne
    Province: Hainaut
    Pays: Belgique
    Continent: Europe
    Matériau: Bronze, Fonte
    Type d’oeuvre: Statues décoratives, Monument aux morts et commémoratifs, Décors – balcons – grilles – portes- kiosques
    Morphologie: statue
    Année: 1897
    Titulaire(s) et droits sur les photos: Photos Micheline Casier (août 2016)

Inscriptions

AUX SOLDATS FRANÇAIS TOMBÉS SOUS LES MURS d’ANVERS EN 1832 . INAUGURÉ LE 19 SEPTbre 1897 – Signature sculpteur C.DEBERT 1897 – J.PETERMANN FONDEUR – Marbriers : E.REMBAUX-SLOTTE – ECAUSSINES ET AULNOYE


Description de l’objet

Le « Monument aux Français » est une œuvre de Constant Sonneville et Daret datant de 1897. Il est constitué d’une colonne surmontée d’une déesse, le regard tourné vers la France distante d’à peine dix kilomètres, une palme à la main comme dans un geste de salut. Le monument fut construit en hommage aux soldats français partis, en 1832, combattre les troupes hollandaises à Anvers afin de protéger la toute jeune patrie de Belgique qui venait à peine d’être portée sur les fonts baptismaux.


Retrouver l’article dans son environnement d’origine et voir toutes les photos sur : https://be-monumen.be/patrimoine-belge/monument-aux-francais-la-deesse-tournai/


Historique

«En 1832, la France vola au secours de la Belgique et envoya une armée aux fins de lui permettre de sauvegarder son indépendance toute neuve face à une tentative hollandaise d’en reprendre le contrôle ; le siège d’Anvers fut un épisode glorieux de cette campagne et c’est d’ailleurs un soldat français de ce corps expéditionnaire, le sapeur Ausseil, gravement blessé, qui fut à cette occasion le premier décoré de l’ordre de Léopold.

Un monument en pierre constitué par une haute colonne de granit rose, œuvre de Constant onneville et Daret, et des bas-reliefs en bronze par Debert, élevé à la mémoire des soldats français tombés pour la libération de la citadelle d’Anvers en 1832, la dite citadelle était toujours tenue par les Hollandais. Intronisé le 21 juillet 1831, le Roi Léopold 1° dut faire face à une invasion hollandaise (Campagne des dix jours, du 2 au 12 août) et demanda l’intervention de l’armée française dans un contexte diplomatique. Le protocole du 22 octobre 1832 avait notifié à la Hollande que le siège serait mis devant la citadelle d’Anvers par une armée française si la garnison hollandaise n’avait pas évacué la forteresse avant le 15 novembre. Néanmoins, Guillaume d’ORANGE refusa certains points du traité et ne voulut pas rendre la citadelle à Anvers, clef de l’Escaut et accès à la haute mer, malgré les décisions du traité de Londres. En conséquence, le 16 novembre 1832 avec l’accord des grandes puissances, les troupes françaises, sous le commandement du Maréchal Comte GERARD passèrent par Tournai et furent chargées de l’attaque de ce bastion redoutable. 

Commencé dans la nuit du 29 au 30 novembre 1832, le siège de la citadelle d’Anvers, soutenu avec une remarquable bravoure par le Général Baron CHASSE, 67 ans, et ses quatre mille cinq cents officiers et soldats, se termina, par une capitulation honorable signée le 24 décembre. Le grand port national était enfin évacué. La citadelle est enlevée au prix de nombreuses pertes notamment chez les Français. C’est à la mémoire de ceux-ci qu’a été inauguré le mémorial.

L’armée française remit la citadelle aux autorités belges. Le 31 décembre, un décret royal lui adressa les remerciements officiels de la nation belge. Mais, ce ne fut que le 21 mai 1833, que l’Escaut redevint libre !… moyennant droit de péage aux Hollandais. La Ville de Tournai fut choisie pour deux raisons. Parce qu’Anvers n’a pas accédé au souhait émis en 1894 par des bourgeois bruxellois d’y faire ériger un monument en l’honneur des 871 soldats français tués, blessés ou restés invalides durant le siège en 1832. Et ensuite parce que la Ville de Tournai a accédé au souhait du Comité Bruxellois auquel s’était joint un Comité Tournaisien, du fait que c’est par Tournai que le corps expéditionnaire français était entré en Belgique pour aller assiéger Anvers. »

« L’allégorie de la mère patrie, bronze altier d’une femme drapée à l’antique, sommant une colonne de 12 m de hauteur en granit rose, tend vers la France la palme d’honneur décernée aux soldats tombés pour notre liberté. Suite à un concours, Constant Sonneville et Daret obtinrent la commande du monument en décembre 1896 ; le projet se distinguait des autres par l’harmonie des lignes et les heureuses proportions. La statutaire fut confiée à Debert, élève des Beaux-Arts de Paris et parent de Mr Sonneville. Le 29 janvier 1897, le conseil communal décide d’ériger le mémorial sur la Place du Vieux Marché aux Vaches, près de l’ancienne porte de Lille, ce qui entraîne une nouvelle appellation de la place. C’est désormais la Place de Lille. La première pierre est posée au début de juillet 1897 et le monument est inauguré le 19 septembre de la même année. La grille fut adjugée à Mr Vandenbroecke le 22 novembre 1904. »


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