via 近代日本とフランス―憧れ、出会い、交流 (ndl.go.jp)

Message du directeur
En mars 2013, la Bibliothèque nationale de la Diète a conclu un accord de partenariat avec la Bibliothèque nationale de France en vue d’établir un cadre de coopération globale s’étendant à divers domaines d’activités en bibliothèque. Dans le cadre de cet accord, une exposition virtuelle commune est proposée ; de précieux documents appartenant aux collections respectives des deux établissements sont rassemblés, illustrant la longue histoire depuis le milieu du 19e siècle des relations entre la France et le Japon.
La moitié de l’exposition organisée par la Bibliothèque nationale de la Diète est intitulée « La France et le Japon moderne : aspirations, rencontres et échanges ».
La partie hébergée par la BnF s’intitule « France-Japon, une rencontre, 1850-1914 ».


EXTRAITS (premières lignes)

Chapitre 2 : L’industrie

capture d’écran | ndl

La relation économique entre la France et le Japon débuta avec le Traité d’amitié et de commerce France-Japon de 1858 (an 5 de l’ère Ansei).
À l’époque, la France gouvernée par l’empereur Napoléon III (1808-1873, empereur de 1852 à 1870) connaissait une croissance industrielle rapide et recherchait à s’étendre sur les marchés étrangers. Léon Roches (1809-1901), qui hérita du poste de ministre plénipotentiaire au Japon en 1864 (an 1 de l’ère Genji), renforça les relations de la France avec le shogunat dans le but de s’opposer à l’Angleterre, qui soutenait les domaines de Satsuma et Choshu. Dans ce but, il apporta l’aide de la France aussi bien sur le plan financier que technique pour la construction du chantier naval de Yokosuka.
Après la restauration de Meiji, la politique d’Augmentation de la production et de Promotion de l’industrie se mit en marche autour du nouveau ministère des Travaux publics créé en 1870 (an 3 de l’ère Meiji) avec l’apport de technologies françaises, en particulier dans les domaines de la filature de soie et du minage. Du côté privé, on vit de nombreux japonais se rendre en France pour y apprendre les techniques de tissage et de vinification. Enfin, concernant le développement du capitalisme japonais, notons le rôle important de SHIBUSAWA Eiichi (1840-1931) qui visita la France durant le shogunat et découvrit de ses propres yeux la société industrielle occidentale.

 

capture d’écran | ndl

Section 1: L’apparition des grandes usines d’État

Face à l’expansion en force de l’occident en Asie depuis la seconde moitié du XIXème siècle, le Japon chercha dans l’établissement du capitalisme le moyen de conserver son indépendance. La politique d’Augmentation de la production et de Promotion de l’industrie poursuivie par le gouvernement de Meiji pour tenter d’instaurer le capitalisme « par le haut », sous la direction de l’État, débuta par la réquisition et l’étatisation des mines et manufactures à l’occidental de l’ancien shogunat et des domaines. Créé en 1870 (an 3 de l’ère Meiji), le ministère des Travaux publics dirigea ces premières entreprises publiques et les plaça sous la direction de nombreux ingénieurs recrutés de l’étranger sous le titre de « conseillers ». En particulier, le chantier naval de Yokosuka, fondé sous le shogunat Tokugawa avec le soutien de la France en tant que plus grande usine intégrée de l’époque, contribua à la croissance des autres industries du pays tant sur le plan de la production de machines que celui de la formation d’ingénieurs. La transmission au secteur privé du savoir-faire acquis dans ces usines d’État par les ouvriers et ouvrières constitua, avec la vente des usines elles-mêmes, le fondement de l’essor du capitalisme industriel au Japon

[…]


Section 2: L’influence française sur les différentes industries

En dehors de la transmission de ses techniques par l’intermédiaire des grandes usines d’État vues à la première section, la France eut une influence dans divers autres domaines industriels. Après la restauration de Meiji, l’opinion que les industries locales d’importance, telles que le tissage de Nishijin, devaient elles aussi adopter des techniques modernes venues d’occident se fit de plus en plus forte et de nombreux étudiants furent dès lors envoyés en Europe et au États-Unis dans ce but. Par ailleurs, on vit des techniques et cultures issues des usines d’État et des zones d’habitation des ressortissants étrangers donner naissance à leurs propres industries. Cette section se propose d’aborder en particulier le quartier Nishijin à Kyoto, qui envoya des étudiants dans cette grande zone de l’industrie de la soie que fut Lyon, puis la préfecture de Yamanashi, qui s’essaya à la vinification du raisin koshu, sa spécialité, grâce aux techniques françaises, ITO Sakae (1847-1911), ensuite, qui, après un passage par le chantier naval de Yokosuka se mit au développement de produits de maquillage au moyen de techniques modernes et, enfin, les réverbères à gaz de Yokohama, apparus dans les zones d’habitation des ressortissants étrangers puis exploités par les japonais grâce à l’aide d’ingénieurs français.

[…]


Section 3: Les hommes d’affaires japonais et la France

Au nouvel an 1867 (an 3 de l’ère Keio), SHIBUSAWA Eiichi, qui gagna plus tard le surnom de « père du capitalisme japonais », embarqua à Yokohama à bord du navire postal français l’Alphée en tant que membre de la suite de TOKUGAWA Akitake (1853-1910), représentant du shogun TOKUGAWA Yoshinobu (1837-1913) pour l’Exposition universelle de Paris. Akitake resta étudier en France pendant un an et demi, jusqu’à son retour provoqué par la chute du shogunat. En charge de la comptabilité de la suite, SHIBUSAWA apprit les rouages de l’économie capitaliste avec le banquier Paul Flury-Hérard (1836-1913) qui lui vint en aide pendant leur séjour. En particulier, il raconta plus tard qu’en voyant Flury-Hérard approcher d’égal à égal les militaires, il ressentit vivement la nécessité de supprimer le système de classes et de faire reconnaître l’importance du milieu des affaires. À son retour, SHIBUSAWA entra au ministère des Finances et travailla pour l’établissement du système japonais des sociétés par actions (kabushiki kaisha) et du système monétaire. En 1873, il se lança dans le monde des affaires et fonda un grand nombre d’entreprises.
Les hommes d’affaires qui étudièrent en France, comme SHIBUSAWA ou INABATA Katsutaro, eurent un rôle majeur dans l’histoire des relations franco-japonaises, participant entre autres à la création de la Maison franco-japonaise.

[…] 

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