via 近代日本とフランス―憧れ、出会い、交流 (ndl.go.jp)

Message du directeur
En mars 2013, la Bibliothèque nationale de la Diète a conclu un accord de partenariat avec la Bibliothèque nationale de France en vue d’établir un cadre de coopération globale s’étendant à divers domaines d’activités en bibliothèque. Dans le cadre de cet accord, une exposition virtuelle commune est proposée ; de précieux documents appartenant aux collections respectives des deux établissements sont rassemblés, illustrant la longue histoire depuis le milieu du 19e siècle des relations entre la France et le Japon.
La moitié de l’exposition organisée par la Bibliothèque nationale de la Diète est intitulée « La France et le Japon moderne : aspirations, rencontres et échanges ».
La partie hébergée par la BnF s’intitule « France-Japon, une rencontre, 1850-1914 ».


EXTRAITS DU SITE (Morceaux choisis)

La France compta parmi les pays qui poussèrent le Japon à sortir de sa politique d’isolement durant les derniers jours du shogunat Tokugawa. La relation entre les deux pays débuta officiellement avec le Traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon conclu suite à l’arrivée d’une délégation française en 1858.
C’est un fait trés bien connu que le shogunat Tokugawa, avec en tête OGURI Tadamasa (1827-1868) et KURIMOTO Joun (1822-1897), renforça ses relations avec Léon Roches (1809-1901), deuxième Ministre plénipotentiaire au Japon, en vue de la construction d’aciéries et l’introduction de technologies militaires et délégua une mission à Paris lors de l’Exposition universelle de 1867. Durant la période d’ « isolement national » qui précéda, la connaissance du néerlandais était recherchée afin d’acquérir le savoir occidental, mais l’anglais et du français se montrèrent à leur tour nécessaire.
Pour le nouveau gouvernement mis en place après la restauration de Meiji, la révision des Traités inégaux conclus par l’ancien shogunat devint une affaire de la plus haute importance. Ainsi, de nombreux japonais, soit en tant que membres de la mission Iwakura, soit en tant qu’étudiants ou diplomates, ont gagné les pays européens, parmi lesquels la France, pour en apprendre plus dans divers domaines dont l’état de la société occidentale et le protocole diplomatique.

capture d’écran | ndl

Section 1: La rencontre du shogunat Tokugawa et de la France

La première visite des Français à Edo eut lieu à l’occasion de la conclusion du Traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon, l’un des traités Ansei des cinq puissances. Selon les archives de l’époque, les habitants d’Edo se montrèrent méfiants face à des étrangers qu’ils n’avaient jusqu’alors presque jamais eu l’occasion rencontrer.
La mission diplomatique envoyée en Europe, France comprise, avec pour objectif d’obtenir l’assouplissement des conditions des traités conclus rentra au pays avec de nouvelles connaissances.
Par ailleurs, afin de répondre à la nécessité d’introduire une gestion des affaires étrangères, le shogunat établit à Edo le Kaisei-jo, son organe de recherche sur les études occidentales, en parallèle à l’apparition d’écoles privées d’enseignement du français. Plus tard, fut publié le dictionnaire français-japonais Futsugaku shiso de MURAKAMI Eishun, qui enrichit plus encore l’environnement d’apprentissage de la langue.
En 1867, le shogunat envoya une délégation à l’Exposition universelle de Paris sur les conseils du consul général Roches qui souhaitait se rapprocher de lui et renforcer le commerce entre les deux pays. Cependant, la restauration de la règle impériale qui eut lieu alors que la délégation effectuée son voyage mit un point final à l’histoire du régime.


Section 2: Les conseillers militaires français et l’armée moderne

Même durant l’époque d’Edo où les nouvelles en provenance de l’étranger étaient rares, les exploits de Napoléon Bonaparte (1769-1821) étaient connus dans une certaine mesure et l’on possède encore des poèmes à son sujet et des traductions de sa biographie datant de cette époque.
Le shogunat Tokugawa, secoué par l’accostage des « navires noirs » du commodore Perry, désirait un renforcement de sa puissance militaire et organisa dans ce but une réforme de l’armée qui se déroula dans ses dernières années. En 1865, les négociations engagées en France et en Angleterre par le directeur général du ministère des Affaires étrangères SHIBATA Takenaka (1823-1877) aboutirent à l’arrivée au Japon de conseillers militaires français et à l’introduction de l’organisation militaire française. On peut également voir là le dessein de la France de se rapprocher du shogunat en opposition à l’Angleterre qui apporta elle son soutien au domaine de Satsuma après le bombardement de Kagoshima.
Après la restauration de la règle impériale (« Taisei Hokan »), de nombreux érudits proches du régime déchu possédants des connaissances dans les études occidentales et militaires suivirent le clan Tokugawa jusqu’au domaine de Shizuoka où ils ouvrirent, à Numazu, une école militaire qui fut par la suite rattachée à l’Académie militaire de l’armée de terre. Par ailleurs, le gouvernement de Meiji continua de son côté à inviter des conseillers militaires français et l’on constate ainsi qu’aussi bien avant qu’après la restauration, l’armée japonaise, et en particulier l’armée de terre, fut fortement influencée par la France.


Section 3: Les relations du gouvernement de Meiji avec la France

Les japonais de l’ere Meiji etudierent la France sur place, qu’ils furent etudiants, diplomates ou membres de la mission Iwakura a laquelle participerent des figures centrales du gouvernement. Les etudiants envoyes sans attendre au lendemain de la restauration comptaient dans leurs rangs des hommes de talent qui se firent remarquer dans des domaines varies, tels que NAKAE Chomin (1847-1901), qui influencera le mouvement pour la liberte et les droits du peuple, SAIONJI Kimmochi (1849-1940), homme politique qui occupera la fonction de ≪ pere fondateur ≫ (genr?) pendant de longues annees, et MAEDA Masana (1850-1921), qui participera a la politique d’augmentation de la production et de promotion de l’industrie en tant que ministre de l’Agriculture et du Commerce. La mission Iwakura, quant a elle, malgre l’echec de sa tentative de renegociation des Traites inegaux, vit de ses propres yeux la ≪ splendide capitale ≫ Paris et laissa des rapports tres detailles sur l’agriculture et d’autres aspects du pays.
Les efforts de SAMESHIMA Naonobu (1845-1880), premier diplomate a occuper le poste de ministre en France, permirent au Japon de comprendre les regles de la diplomatie moderne et poserent les bases des activites diplomatiques a venir. Le travail du ministre eut egalement une grande importance dans le processus de recrutement des conseillers etrangers.

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