Le Soldat inconnu. Invention et postérité d’un symbole (Jean-François Jagielski, 2005)

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Au matin du 28 janvier 1921, sous un ciel qui semblait lourd du deuil des innombrables morts de la Grande Guerre, eut lieu sous l’Arc de triomphe de l’Étoile la cérémonie d’inhumation du Soldat inconnu. Ce dernier, choisi parmi huit corps de combattants anonymes « morts pour la France », et regroupés à la citadelle de Verdun, allait désormais reposer au cœur de la capitale. Une flamme quotidiennement ravivée éclairerait cette tombe pour toujours.

Cependant, ce symbole, qui aurait dû théoriquement rassembler, suscita d’emblée de nombreuses polémiques. Récupéré par les uns et dénoncé par les autres, de l’extrême droite à l’extrême gauche, le tombeau devint très vite un point de cristallisation des querelles idéologiques franco-françaises.

« Inventé » par les hautes autorités politiques et militaires de l’après-guerre en réponse au désarroi du pays meurtri, pour donner notamment une sépulture emblématique aux trois cent mille disparus, le Soldat inconnu prit d’emblée une place importante dans la mémoire nationale. Ce culte, initié conjointement par les Français et les Britanniques, sera imité — et ce jusqu’à une période récente — par de nombreuses autres nations éprouvées par ce terrible conflit.

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