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Historien et homme politique français (Madrid 1811-Cannes 1882).


Capture d’écran | Larousse encyclopédie

1. LE PENSEUR SOCIALISTE

Journaliste, il est gagné au socialisme, dont il devient l’un des penseurs, dès 1839, avec son ouvrage sur l’Organisation du travail, dans laquelle il expose les idées qu’il reprendra en 1848 avec la notion de droit au travail (« à chacun selon ses besoins ; à chacun selon ses facultés »). Il y fait une critique très violente de la concurrence, « système d’extermination », et y dénonce la bourgeoisie « cause sans cesse agissante d’appauvrissement et de ruine ».

Le caractère original de la pensée économique de Louis Blanc réside dans l’idée que l’État constitue un des instruments nécessaires de la réforme sociale. C’est à cela qu’il doit d’avoir laissé un nom dans l’histoire du socialisme autant qu’à son ouvrage, dans lequel il préconise la constitution, dans chacune des principales branches de l’activité économique, d’une association ouvrière de production, l’atelier social.

En 1839, il fonde la Revue du progrès politique, social et littéraire, puis le Journal du peuple, puis, avec Pierre Leroux et George Sand, il publie la Revue indépendante (1841-1848).Son Histoire de dix ans (1841-1844) contribue au succès de l’opposition contre la monarchie de Juillet. On lui doit, en outre, une Histoire de la Révolution française, écrite de 1847 à 1862.


2. DIRECTEUR DE LA COMMISSION DU GOUVERNEMENT DES TRAVAILLEURS

En février 1848, il est membre du gouvernement provisoire, imposé par les ouvriers et la rédaction du journal la Réforme aux républicains parlementaires. Il préside la Commission du gouvernement des travailleurs (ou Commission du Luxembourg), mais son projet de créer des coopératives ouvrières et des ateliers sociaux, financés et encadrés par l’État est dénaturé : les ateliers nationaux, créés par le gouvernement provisoire, organisés en dehors de lui et contre les socialistes, seront bientôt voués à l’échec.

Les journées de juin 1848, auxquelles il ne prend aucune part, le contraignent cependant à l’exil en Grande-Bretagne d’où il ne rentre qu’en 1870. Élu député de la Seine à l’Assemblée nationale, il siège à l’extrême gauche, mais il a désapprouvé la Commune.

 

 

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