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PENJON, Jacqueline (dir.) ; RIVAS, Pierre (dir.). Lisbonne : Atelier du lusitanisme français. Nouvelle édition [en ligne]. Paris : Presses Sorbonne Nouvelle, 2005. http://books.openedition.org/psn/9252. ISBN : 9782878549836

Présentation

Cet ouvrage veut mettre l’accent sur le rôle qu’à joué dans la carrière de Pierre Hourcade, Armand Guibert et Paul Teyssier leur présence à Lisbonne pendant la guerre. C’est en effet dans cette ville et de cette époque que date l’élan décisif qu’ils ont su donner aux études portugaises en France.

Ces trois ardents lusophiles à la personnalité très différente ont mis en valeur l’image d’un Portugal encore trop méconnu, ont fait reconnaître la langue portugaise dans les études universitaires et ont efficacement agi en faveur de la réception des cultures et des littératures lusophones (Portugal, Brésil, Afrique, Asie) dans les milieux intellectuels français.

Cet ouvrage se veut un hommage à la culture portugaise et un hommage aux trois pionniers de la lusophilie en France : Pierre Hourcade par son œuvre de critique et de traducteur ; Armand Guibert que l’on peut considérer comme le révélateur de Pessoa en France et dans le monde ; Paul Teyssier, universitaire dont les travaux linguistiques font toujours autorité.

Aux Origines de l’Institut français au Portugal. Les relations culturelles entre la France et le Portugal au début du XXe siècle
Albert-Alain Bourdon
p. 43-53
Extraits
Référence électronique du chapitre
https://books.openedition.org/psn/9294

la France essaime ses entités scientifiques et culturelles en Grèce, en Espagne, en Pologne et dans les nombreux états accédant à l’indépendance au lendemain du Traité de Versailles.

Il ne peut être contesté qu’il existe un déséquilibre considérable dans les échanges culturels entre la France et le Portugal tout au long du xix e siècle et au début du xx e. Les raisons en sont politiques et économiques, mais également intellectuelles et scientifiques. À un Portugal miné par la difficile adaptation à la démocratie, héritier à bien des égards, malgré l’Illuminisme de la deuxième moitié du xviii e siècle, d’un système de pensée très dogmatique, déchiré par la guerre civile depuis l’entrée des troupes napoléoniennes à Lisbonne jusqu’à la Regeneração, ruiné et amoindri sur l’échiquier européen par l’indépendance du Brésil, il est facile d’opposer une des premières puissances mondiales par son essor économique, et surtout son prestige intellectuel, artistique et scientifique qui en font le phare et le modèle pour nombre de nations, en particulier celles proches par la langue et une tradition imprégnée de catholicisme. Le regard croisé entre les cultures, et surtout ceux qui les traduisent par leurs écrits, est empreint d’inégalité et marqué par des complexes de supériorité/infériorité profondément intériorisés, dont un génie comme Eça de Queirós, l’auteur de la Correspondência de Fradique Mendes, qui voulait parler orgusolhamente francês com sotaque português, l’égal à bien des égards des plus grands auteurs français contemporains, peut nous donner la mesure. Toujours dans la même veine, on peut penser à l’opposition systématique entre Paris, symbole de la France et de la modernité, et la Casa de Tormes symbolisant le Portugal dont ce même auteur faisait la matière de A Cidade e as Serras.

Sur le plan des institutions politiques, le Portugal est alors, à la charnière des deux siècles, fortement influencé par la France républicaine, rompant avec la pratique britannique de la monarchie parlementaire bipartite caractérisée par le rotativismo. La République instaurée en 1910 au Portugal, la seule avec la France et la Suisse dans une Europe monarchique, s’inspire, avec un certain décalage, de l’exemple français, y compris dans son anticléricalisme militant. Et si, quelques années plus tard, des clivages profonds existent au sein des partis politiques, tant républicains que monarchistes, par rapport au conflit opposant la France et l’Empire allemand, c’est en définitive, tout au moins au début, le courant francophile qui s’impose en fonction de la conception dominante de la démocratie. La prégnance française en ce début de siècle est telle que même les tenants d’un régime monarchique rénové, comme ceux qui fondent avec Antonio Sardinha, Hipolito Raposo et José Pequito Rebelo l’Integralismo Lusitano, s’inspirent, quoi qu’ils en aient et s’en défendent, sinon des thèses de Charles Maurras, du moins de l’exemple de l’Action Française.

On peut mesurer la distance qui sépare la France d’un Portugal présentant au début du siècle tous les caractères d’un pays sous-développé, dans les pages pleines de tendresse d’Adorable Clio, où Jean Giraudoux, alors détaché auprès des instances militaires et civiles portugaises pour soutenir la propagande en faveur de l’intervention du Portugal dans le conflit mondial aux côtés des Alliés, évoque le spectacle offert par sa capitale, Lisbonne. Le Portugal dépend pour sa production industrielle de nombre d’entreprises étrangères, parmi lesquelles quelques françaises, parfois en relation avec sa situation de débiteur vis-à-vis des pays créanciers regroupés autour de la France, avec pour gage l’administration d’activités étatiques génératrices des recettes, comme le port de Lisbonne.

On ne saurait cependant oublier l’intérêt de quelques universitaires ou penseurs français pour le Portugal. Je citerai Philéas Lebesgue, auteur de La République portugaise, parue en 1912, Léon Poinsard, venu à la demande du dernier gouvernement monarchiste enquêter sur la société de ce pays dans une optique proche des catholiques sociaux qu’il décrit dans Le Portugal inconnu en 1910, ou encore Valery Larbaud fixant ses impressions de voyage à Lisbonne en 1926, et, bien entendu, le professeur Georges Le Gentil, qui avait dirigé en 1916 la mission française de recrutement d’ouvriers pour remplacer les hommes au front, faisant de la Sorbonne, dès 1919, à la demande et avec l’aide de Bettencourt Rodrigues, ministre portugais des Affaires étrangères au sein du gouvernement sidoniste, un lieu éminent de diffusion de la littérature portugaise.

Cependant, sans que les élites intellectuelles françaises y prennent garde, les choses bougeaient profondément au Portugal, sur le plan littéraire et culturel au sens large, au lendemain de l’instauration de la République. L’Inquérito Literário paru en 1912 révèle, à côté des tenants d’une littérature encore tout imprégnée d’influence française au travers des écoles naturaliste et symboliste, un courant moderniste, assez étranger à la France, qu’annoncent des revues telles qu’A Águia dirigée par Teixeira de Pascoais, ou Orfeu. On sait que Fernando Pessoa s’était déjà signalé dans l’ouvrage de Boavida Portugal par deux articles assez provocateurs, sinon prophétiques, annonçant la venue d’un Supra-Camoëns. La présence à Paris d’artistes portugais liés au futurisme, tels que Santa Rita Pintor, ou Amadeu de Sousa Cardoso, ne sera sans doute pas étrangère à la venue au Portugal, pendant la guerre, du couple Delaunay.

Sur le plan diplomatique, malgré tout l’intérêt porté par la France à son allié pendant la guerre, et à la puissance coloniale proche des intérêts français en Afrique, la présence française au Portugal est très modeste, si on en juge par le rang du ministre en poste à Lisbonne. Cette capitale n’est dotée que d’une légation, qu’occupent en général des diplomates en fin de carrière. La plupart des dépêches et instructions ne parviennent pas directement, mais passent le plus souvent par Madrid, et il n’y a pas si longtemps encore, il n’était pas rare que l’adresse de la représentation française au Portugal soit Lisbonne (Espagne). Ce désintérêt pour une nation de seconde zone ne peut qu’être renforcé par la situation politique absolument chaotique que connaît le Portugal après l’assassinat de Sidonio Pais en décembre 1918. Tout au long de l’année 1919, le pays connaît une véritable guerre civile qui met à l’écart les trois partis républicains orchestrant jusqu’alors la vie politique, au profit d’une quantité de factions plus ou moins pérennes, au sein desquelles s’imposent de plus en plus, face à la désorganisation d’un pays miné par les grèves violentes, les mutineries sanglantes et les putschs militaires, les partisans d’un régime fort, aussi bien parmi les courants monarchistes, eux-mêmes divisés à la suite de la mort du roi exilé D. Manuel II, que dans le camp républicain.

Quinze ans après le 5 octobre, la question du régime n’est pas résolue, et l’impossibilité de réaliser des réformes de structure (on songe à l’échec du projet modéré de réforme agraire tenté en 1924 par Ezequiel de Campos au sein du gouvernement « radical » dirigé par José Domingues dos Santos) va jusqu’à susciter un mouvement désespéré d’union nationale autour du général charismatique (et fort endetté) Gomes da Costa. Se crée même alors, en 1925, autour d’Antonio Sardinha et d’Antonio Sérgio, un mouvement d’intellectuels monarchistes intégralistes et de républicains radicaux, qui s’exprime dans la revue éphémère Homens Livres et fait appel à l’ultima ratio qu’est la dictature militaire. Le 28 mai 1926, au terme d’une marche ne rencontrant guère d’opposition, des divisions parties de Porto et ralliant celles de l’Alentejo mettent fin à la Première République portugaise. Le Portugal est désormais soumis à une dictature militaire présidée par le général Oscar Carmona. La gestion des Finances n’étant pas le point fort de l’Armée, on sait ce qu’il advint. De plus en plus menacé de banqueroute, le Portugal doit faire appel au crédit de la S.D.N., qui veut profiter de l’occasion pour imposer son mandat sur les colonies portugaises. La réaction patriotique qui s’ensuivit conduisit le gouvernement à faire appel à un universitaire capable de restaurer la confiance des créanciers, Antonio de Oliveira Salazar.

Ce rappel, un peu long sans doute pour des spécialistes de la question et néanmoins très sommaire, est cependant indispensable pour bien cerner les données essentielles de la création de l’Institut français à Lisbonne. Même si entre 1928 et 1933, date de la Constitution, le pouvoir de Salazar n’est pas encore totalement assuré en raison de l’hostilité d’une grande partie de l’État-major, celui-ci, grâce à un appui qui se révéla indéfectible du président Carmona, va progressivement concentrer l’essentiel du pouvoir entre ses mains et imposer sa politique. Celle-ci est indiscutablement marquée par la volonté de restaurer, sinon la puissance, du moins le prestige de son pays. Mais il ne faut pas être victime de l’illusion d’optique de l’historien écrivant après coup, avec le recul, une page d’histoire dont il peut analyser posément les causes et surtout dégager des lignes de force, encore ténues, voire invisibles, aux acteurs contemporains. La vie politique portugaise est alors encore très mouvante et indéterminée, soumise qu’elle est à des forces contradictoires. En 1927, les partisans d’une république démocratique tentent encore de soulever la garnison de Porto avant d’être écrasés par l’artillerie de Craveiro Lopes. C’est cependant dans ce contexte que sera créé l’Institut français en Portugal, et là encore on peut dire que l’initiative en revint curieusement moins à la France qu’au Portugal.

Certes, la politique culturelle de la France à l’étranger a changé au lendemain de la guerre et s’est en quelque sorte institutionnalisée. La quasi-hégémonie culturelle du Paris oitocentista n’est plus aussi évidente, même durant les années folles précédant la crise de 1929. Une politique culturelle volontariste se met en place pour compenser le déficit d’influence politique et économique d’un pays gravement affaibli par la Grande Guerre, créant, ou réactivant, de nombreuses institutions françaises à l’étranger. Reprenant une tradition multiséculaire inaugurée en Italie, la France essaime ses entités scientifiques et culturelles en Grèce, en Espagne, en Pologne et dans les nombreux états accédant à l’indépendance au lendemain du Traité de Versailles. Elle envoie donc des normaliens et de jeunes agrégés dans les universités étrangères pour y diffuser notre culture (Marcel Bataillon, professeur à Lisbonne de 1923 à 1926, ou, plus tard, Lévi-Strauss et Roger Bastide à São Paulo en 1935, par ex.).

En ce qui concerne le Portugal, c’est encore par Madrid que s’établissaient vers 1925 les relations et les projets communs, ce qui à l’évidence ne pouvait que froisser le sentiment national d’un gouvernement plaçant la nation au cœur de son action. Il fallait une demande, qu’elle soit comprise, acceptée et mise en acte. C’est là qu’intervient Léon Bourdon.


Biographie sommaire de Léon Bourdon, fondateur de l’Institut.

https://books.openedition.org/psn/9294#tocto1n1


Le Bulletin des Etudes portugaises

https://books.openedition.org/psn/9294#tocto2n1


Parmi les actions notables de Léon Bourdon au cours de son séjour à Lisbonne en tant que directeur de l’Institut français, c’est la création du Bulletin des Études portugaises qui, à ses yeux et au regard de l’histoire du lusitanisme français, est sans doute la plus importante. L’histoire de sa création est tout à fait révélatrice de l’indigence des moyens mis au départ au service de l’Institut français, ou plutôt de son directeur. Comment marquer de façon plus ou moins évidente et pérenne l’action culturelle de la France dans ce pays, telle était la question. Un des moyens habituels est de publier une revue ou une publication destinée à être envoyée à divers correspondants. En général, on y publie la liste des activités et on peut y faire paraître les conférences les plus importantes prononcées par les personnalités invitées.

Cependant, même pour une action aussi traditionnelle et modeste, manquaient les moyens financiers. Il existait toutefois au sein de la faculté des Lettres de Coimbra un organe de liaison pour les étudiants qu’animait un enseignant, l’abbé Pierre David. Fort de sa présence au sein de cette université, Léon Bourdon obtint l’aide amicale, sur le plan matériel et financier, du directeur de l’imprimerie de l’université, sous le sceau de laquelle allaient sortir, à partir de 1931, les premiers numéros du Bulletin des Études portugaises. D’où le titre de cette revue, qui se présente moins comme l’organe de l’Institut français, que comme une revue universitaire, rédigée en français, destinée à présenter des articles sur le Portugal. Sa forme initiale en trois fascicules de 64 pages minimum, encore très universitaire, sera délaissée par la suite pour deux fascicules semestriels, puis pour un tome annuel. L’abonnement pouvait se faire par échanges de publications, les non-françaises étant destinés à la bibliothèque universitaire de Coimbra, tandis que les françaises devaient être envoyées à l’Institut français en Portugal, comme on disait alors.

Dès le départ, les conventions éditoriales sont nettement établies, même si, comme on le verra, le style du Bulletin évolua avec le temps, les contingences politiques, le champ des recherches. Sa publication s’est poursuivie à peu près régulièrement jusqu’au début des années 1970, c’est-à-dire jusqu’au départ de Lisbonne de M. Bréchon, auquel il faut rendre hommage. Cependant, les fonctions de directeur de l’Institut et de conseiller culturel, jusqu’alors confiées à une seule et même personne, étant désormais séparées, le support administratif et financier de la publication faisant rapidement défaut, le rythme de parution s’est progressivement distendu jusqu’à conduire à une totale disparition.

En outre, et c’est aussi une des causes principales de l’interruption définitive de la revue, la réforme de l’enseignement supérieur, en créant des universités autonomes, a multiplié les centres de recherche spécialisés qui enlevaient beaucoup de raison d’être à une revue généraliste, dont le moindre des défauts était également d’être perçue comme un relent de l’ancienne prééminence parisienne. La Fondation Calouste Gulbenkian, ayant créé un Centre culturel portugais à Paris, une part notable de la fonction du Bulletin se déplaçait de Lisbonne en France, surtout avec la création en 1969 des Arquivos, par le directeur du Centre, Joaquim Verissimo Serrão, qui bénéficiait d’une dotation financière beaucoup plus conséquente que celle sur laquelle pouvait compter la rédaction du Bulletin. Enfin, et surtout, l’informatique modifiait considérablement les pratiques de la recherche, faisant désormais appel à des banques de données qui rendaient obsolètes les « revues des revues » et recensions bibliographiques si nécessaires dans le passé.

Dès sa création, deux parties constituent en effet le contenu du Bulletin. Une bonne moitié est consacrée à des articles, quatre par fascicule au début, qui peuvent être assez longs et permettre d’aborder en profondeur le sujet traité. La place dévolue aux articles de fond ne cessera par la suite d’augmenter. Dès le premier numéro, le sommaire fait apparaître un net équilibre entre les auteurs portugais et français. De ces derniers est en général publié le texte de conférences prononcées à Lisbonne, comme celle de Georges Le Gentil sur « Les Français en Portugal » qui lance la publication en 1931. Mais il est fait également place aux premières études de jeunes chercheurs français, comme le « Panorama du modernisme littéraire en Portugal », ou « La seconde génération de Coïmbre » si pénétrants de Pierre Hourcade. Mais le dialogue ne se résume pas à la France et au Portugal. André Parreaux publie plusieurs articles sur William Beckford et le Portugal, ce qui dénote une large ouverture d’esprit en ne limitant pas le contenu de la revue à un simple dialogue franco-portugais. Quant aux contributions des auteurs portugais, comme Rodrigues Lapa ou Fidelino de Figueiredo, publiées en français, elles donnent une haute idée de la recherche portugaise dans le domaine littéraire.

L’autre partie est faite de recensions en français d’ouvrages intéressant le Portugal sous des aspects très larges, de façon à faire du Bulletin, ce qu’il a longtemps été, un recueil et un miroir vivant de la recherche sur le Portugal. Ces recensions seront souvent accompagnées d’une « revue des revues » émanant par la suite de la riche bibliothèque spécialisée de la Sorbonne. Léon Bourdon en assura le service jusqu’à sa retraite, et au-delà, tant il considérait nécessaire, à une époque où internet ne mettait pas à la disposition des chercheurs la masse de données dont ils disposent à présent, d’élargir le champ des connaissances sur le Portugal à tous les domaines, même ceux apparemment les plus éloignés du domaine restreint enseigné dans une faculté des Lettres. Les sujets abordés pouvaient parfois paraître fort éloignés des enseignements de la langue et de la civilisation, mais Léon Bourdon avait de la culture une vision encyclopédique et est toujours resté attaché à une démarche pluridisciplinaire débordant le cadre étroit des spécialités. Le Bulletin sera donc un lieu d’échanges plus important en définitive pour la diffusion de la culture portugaise au sens large, puisqu’il englobe progressivement tout ce qui a trait au Brésil, à l’Afrique et à l’Asie lusophone, que pour la présence française au Portugal et son influence ainsi qu’on aurait pu le penser à ses débuts. Ainsi, une revue, initialement destinée à diffuser l’influence française au Portugal, devenait en réalité, très paradoxalement, grâce à l’autorité et au prestige scientifique de la France d’alors, un des plus influents organes d’ouverture des pays de langue portugaise sur le monde.

[…]

Auteur
Albert-Alain Bourdon
Université Paris VIII

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