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Ignace Pleyel (1757-1831), musicien et compositeur, ne cesse d’améliorer ses propres pianos avant de fonder la manufacture des pianos Pleyel en 1817. Plus qu’une marque, Pleyel est aujourd’hui une véritable institution dans le monde de la musique.


Brevet n° 1 BA 11 952, déposé le 22 février 1844 / Crédit Image : AGENCE SECRÈTE

Une dynastie de talent au service de l’acoustique…

Brillant musicien, élève puis ami de Joseph Haydn, Ignace Pleyel est aussi un compositeur prolifique, très apprécié de ses pairs, dont Mozart. Durant la Révolution française, il ne doit son salut – puis sa naturalisation – qu’à la composition de nombreux hymnes.

En 1797, il ouvre une boutique d’éditions musicales à Paris, puis crée la première collection de livres de musique bon marché, la «Bibliothèque musicale». Face aux exigences croissantes des compositeurs, Ignace décide d’améliorer le piano, fonde sa manufacture en 1807 et s’y consacre entièrement. Il apporte d’importantes améliorations à l’instrument – notamment l’utilisation de cordes en cuivre et en fer, ainsi que celle du cadre métallique -, et dépose de nombreux brevets.

La Maison Pleyel gagne une renommée internationale lorsqu’elle est reprise en 1831 par son fils Camille. Grand pianiste, celui-ci inaugure ses fameux «salons», en pleine période romantique. Chopin s’y produit d’ailleurs et n’hésite pas à recommander son fournisseur attitré. À la mort de Camille, en 1855, ses successeurs perpétuent la tradition : Auguste Wolff multiplie les innovations et se lance dans l’industrialisation ; Gustave Lyon, son fils, pionnier de l’acoustique architecturale, également. Le Crapaud, le Moor, le Pleyela… traduisent l’esprit d’avant-garde de la Maison. Gustave Lyon crée aussi la Salle Pleyel, ressuscitant ainsi les salons de Camille, avec une dimension à la fois culturelle… et commerciale.

Brevet n° 1 BA 0029279, déposé le 5 février 1829

(2 commentaires)

  1. Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour votre commentaire. Comme vous pourrez le constater, je me borne à reproduire, totalement ou partiellement mais sans jamais les déformer, et toujours en précisant la source, les articles publiés sur le web.

    Dans ces conditions je ne peux que vous inviter à porter vos remarques à la connaissance de l’INPI.
    Je ne manquerai pas d’apporter les correctifs nécessaires le cas échéant.

    Et toutes mes félicitations pour votre lignée qui a contribué au renom de la France dans le monde

  2. Messieurs,
    Arrière petit fils de Gustave LYON, je m’intéresse beaucoup à tout ce que mon illustre aïeul a pu créer.
    J’ai lu avec intérêt votre petite note et ai constaté une erreur que je vous remercie de corriger.
    Gustave LYON n’était pas le fils d’Auguste WOLF mais son gendre, ayant épousé Germaine WOLF. C’est lui qui a repris la maison Pleyel et c’est effectivement lui qui a créé la salle éponyme inauguré en 1926.
    Je vous en remercie.
    Dominique SURRE

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