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Auguste Rateau fut le premier à équiper de puissants bateaux de turbines multicellulaires à action permettant un meilleur rendement. Son invention a marqué la légende du paquebot Normandie notamment.


Brevet n°278 293, déposé le 16 septembre 1898 / Crédit image : AGENCE SECRÈTE

Une idée qui ne date pas d’hier…

L’idée de turbine remonterait à l’an 20 avant JC… Mais ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on voit se développer les premières turbines à vapeur. En 1853, l’ingénieur des Mines Tournaire démontre la faisabilité d’un tel procédé, suivi dès 1884 par les premiers modèles industriels de I’Anglais Parsons et du Suédois de Laval.

En 1901, I’ingénieur français Auguste Rateau en améliore le principe avec la turbine multicellulaire à action, c’est-à-dire à plusieurs étages de pression, qui trouvera diverses applications en mer et sur terre. Pour réaliser les essais, un modèle de 1 000 chevaux est monté sur un torpilleur de la Marine, constituant le premier exemplaire de turbine à action appliquée à la propulsion des navires.

Quelques années plus tard, le paquebot Normandie lancé sur les mers à la veille de la Seconde Guerre mondiale, sera équipé d’un système de propulsion par turbines à vapeur et d’une centrale électrique de bord pour actionner les hélices. Mais la turbine, qui continuera à être installée sur les pétroliers jusque dans les années 1990, cèdera la place aux moteurs Diesel sur les paquebots dès les années 1970. Certains principes de Rateau, toutefois, sont encore exploités dans les centrales thermiques contemporaines.

Brevet n°278 293, déposé le 16 septembre 1898

(1 commentaire)

  1. Les turbines Rateau sur les bateaux n’ont pas vraiment convaincu au premier essai ( torpilleur numéroté n° 243), de sorte que la marine nationale les a rapidement mis en concurrence avec les turbines Parsons (torpilleur 293) et Bréguet/de Laval (torpilleur 294)…
    Du côté industriel non plus, les prototypes ne furent pas des succès immédiats, face aux turbines Parsons développées en France par la société CEM et aux adaptations de turbines de Laval mises au point par Bréguet.
    Cependant, Rateau, au demeurant théoricien hors pair et innovateur prolixe, saura se faire sa publicité et, une fois sa propre entreprise créée, réussira, à coup de doctes conférences, à se faire une place non négligeable dans la montée en puissance des turbines à vapeur : Schneider et la SACM ( ancêtre d’Alsthom) adopteront ses designs après avoir testé ceux d’Esher-Wyss (turbine Zoelly). Puis ce fut le tour de GE.
    Quand aux « Certains principes de Rateau, encore exploités dans les centrales thermiques contemporaines » que vous citez, je pense que vous devez faire allusion aux turbines à vapeur qui équipent ces centrales, qu’elles soient nucléaires ou au charbon. Une grande partie sont de type axial à action à disques multiples, ( c-à-d type Rateau) notamment celles des EPR qui sont fournies par GE, anciennement Alstom. Par rapport à celles mises au point par Rateau, elles n’ont guère évoluées que par leur taille et puissance ainsi que diverses améliorations, mais pas dans leur forme générale. Votre phrase est donc plutôt floue par rapport à une réalité plus marquée.
    Bref, si Rateau fut certes un grand inventeur, un industriel perspicace ainsi qu’un théoricien brillant, l’histoire que vous nous donnez à lire demanderait à être nuancée et précisée. Le succès n’était pas évident à l’origine, mais s’est imposé et perdure encore. Nous n’en avons pas encore fini avec les turbines à vapeur type Rateau.

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