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Ghana la francophonie a le vent en poupe
Les élèves qui apprennent le français ont tous entre 18 et 35 ans, et beaucoup voient avant tout cette langue comme un avantage sur le marché du travail. RFI/Camille Sarazin

Les Ghanéens font preuve d’un intérêt grandissant pour la langue française. Encerclé de ses voisins francophones, le Ghana a une place particulière dans la sous-région et la maîtrise du français devient un avantage sur le marché du travail.

Dès huit heures du matin, les salles de classe sont pleines à l’Alliance française d’Accra. Depuis six ans, le nombre d’élèves augmente à chaque rentrée. Dans ce cours pour débutants, les étudiants sont concentrés sur leurs exercices. Ils ont tous entre 18 et 35 ans, et beaucoup voient avant tout le français comme un avantage sur le marché du travail, comme Pascaline qui prend des cours depuis deux semaines, suite à un échec professionnel.

« Je viens parler français parce que j’ai eu un entretien d’embauche il y a peu, mais ils ont pris quelqu’un d’autre parce qu’il parlait français, et ça m’a motivé à apprendre, explique Pascaline. Donc je suis là, je trouve ça encore difficile, mais je m’accroche parce que je sais quand j’aurai les bases ce sera plus facile », espère-t-elle.

Beaucoup d’entreprises recherchent désormais des candidats bilingues. Que ce soit dans la banque, les assurances, les ambassades ou encore les ONG. De plus en plus d’employés ont besoin de maîtriser la langue de Molière.


Des motivations d’apprentissage du français qui évoluent

Madame Savako Jenfy enseigne le français depuis neuf ans, elle donne maintenant des cours spécifiques pour ces travailleurs qualifiés. « On a un cours très tôt le matin à six heures. Ce sont des gens qui travaillent pour des entreprises où il y a des affiliés dans les pays francophones. Soit c’est l’entreprise qui paie ou bien c’est eux-mêmes qui voient l’intérêt d’apprendre, parce qu’ils veulent avancer dans leur carrière ou bien travailler dans un pays francophone », déclare madame Jenfy.

Un constat que partage Daniel Anyitei Sowah, directeur des cours à l’Alliance française. Il a vu les motivations des élèves évoluer au fil des ans. « Nous sommes loin de ces considérations initiales ou les gens disaient “j’apprends le français parce que c’est une belle langue, parce que j’aime le français…” Les gens pensent plutôt au côté purement fonctionnel de la chose », analyse-t-il. Puis d’ajouter : « Je pense que cela est dû aussi à la politique linguistique au Ghana. Le système éducatif maintenant qui fait du français une seconde langue pratiquement obligatoire. »

Malgré tout, seuls 3% de la population ghanéenne parle couramment français. Un chiffre qui devrait augmenter dans les années à venir…

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