Napoleon III et les principautés roumaines (2009)
Napoléon III et les principautés roumaines (Français) Relié – 19 mars 2009 de Emmanuel Starcky (Auteur), Collectif (Auteur)

Présentation de l’éditeur

Au début du XIXème siècle la question des nationalités hante de nombreux peuples européens. En France, Napoléon III prône le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il use de son influence pour encourager l’union de deux principautés roumaines, la Moldavie et la Valachie, en soutenant d’abord le très francophile Alexandru Ioan Cuza, puis le prince Charles de Hohenzollern qui deviendra Carol Ier de Roumanie. Organisée à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon III, l’exposition successivement présentée à Bucarest puis à Compiègne permet, pour la première fois, de découvrir et d’illustrer les liens gui se sont tissés progressivement entre la France et la Roumanie depuis le XVIIIème siècle, et ont forgé une durable amitié entre ces pays situés aux deux extrémités de l’Europe. Evoquant l’œoeuvre politique de Napoléon III, le propos de l’exposition se clôt en 1881, avec la proclamation du royaume de Roumanie. Ce pan d’histoire est illustré par plusieurs documents d’archives fondateurs (traité de Paris, 1856 et traité de Berlin, 1878). Les liens entre la France et les premiers princes dirigeants des principautés unies sont évoqués notamment par les séjours de Charles de Hohenzollern à Compiègne et à Paris. Des pièces du trésor d’or de Pietroasa rappellent la présence de la Roumanie à l’Exposition universelle de Paris en 1867. Mais les liens entre les deux pays s’étendent aussi au domaine artistique, comme le montre la mise en regard des œuvres de Grigorescu et des peintres de l’Ecole de Barbizon. Cette présentation rend hommage à la politique étrangère de l’empereur tout en explorant la naissance de la Roumanie contemporaine, pays aujourd’hui membre à part entière de l’Union européenne.

Napoléon III et les Principautés Roumaines
Musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne

21 mars 2009 – 29 juin 2009


Napoléon III et les principautés roumaines (2009)
Exposition « Napoléon III et les Principautés roumaines » du 23 octobre 2008 au 1er février 2009

Communiqué. Napoléon III et les principautés roumaines Musée national du château de Compiègne 21 mars – 29 juin 2009

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Cette exposition est placée sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française et de Monsieur Traian Băsescu Président de la Roumanie. Exposition organisée par la Rmn, le musée national du château de Compiègne, le musée national d’art de Roumanie et l’Institut français de Bucarest.

Si l’on me demandait quel intérêt la France avait dans ces contrées lointaines qu’arrose le Danube, je répondrais que l’intérêt de la France est partout où il y a une cause juste et civilisatrice à faire prévaloir. Napoléon III, le 8 février 1860

L’exposition Napoléon III et les Principautés roumaines est organisée afin de célébrer à la fois le bicentenaire de la naissance de l’Empereur et le 150e anniversaire de l’union des deux provinces de Moldavie et de Valachie, entités fondatrices du royaume de Roumanie. L’histoire de la création du royaume de Roumanie est au cœur de l’exposition qui évoque les liens politiques et culturels tissés entre la France et les deux provinces danubiennes ainsi que le rôle « providentiel » de Napoléon III dans la construction de l’état-nation roumain. La France, dont l’influence dans ces régions est sensible dès le XVIIIe siècle, revient alors avec force sur la scène internationale se posant en arbitre d’un nouvel équilibre européen, face à l’émergence des sentiments nationaux.

Amorcée lors des révolutions de 1848, relancée par la guerre de Crimée (1853-1856), grâce au soutien apporté par Napoléon III, la création du royaume de Roumanie se réalise en 1880. Après le traité de Paris (1856) garantissant l’autonomie des deux principautés, la Moldavie et la Valachie sont unies grâce à la double élection d’Alexandru Ioan Cuza (le 24 janvier et le 5 février 1859). C’est ensuite le prince Charles de Hohenzollern-Sigmaringen qui les mène sur la voie de l’indépendance, à l’issue de la guerre contre la Sublime Porte en 1877-1878.

L’exposition s’attache aussi à mettre en valeur les liens artistiques entretenus entre la France et la Roumanie durant cette période, dont le point d’orgue est la participation des principautés roumaines à l’Exposition universelle de 1867, à Paris. Les échanges franco-roumains se sont révélés plus profonds, grâce à la francophilie des deux princes : Cuza, ayant effectué une partie de ses études à Paris, cherche à imiter le modèle français dans l’organisation des principautés. Le prince Carol I er, quant à lui, a séjourné plusieurs fois en France : en 1863,il est invité par Napoléon III au palais de Compiègne. Le mobilier de l’appartement qu’il occupa lors de sa venue a été rassemblé et restauré pour cette présentation, notamment un impressionnant Serre-bijoux de Moritz Meyer autour de 1859.
La vie culturelle parisienne est marquée durant cette période par des artistes roumains venus parfaire leur formation à Paris, tels que Theodor Aman, futur fondateur de l’école des beaux-arts de Bucarest, Nicolae Grigorescu, Gheorghe Tattarescu, Carol Pop de Szathmari, ou le sculpteur Ioan Georgescu. D’autres hommes de culture s’illustrent à ce moment-là, en particulier le médecin Georges de Bellio qui compte parmi les premiers soutiens de Monet auquel il achète plusieurs toiles, dont la célèbre Rue Montorgueil, fête du 30 juin 1878.
L’exposition est divisée en sept sections : des rapprochements diplomatiques aux échanges artistiques jusqu’à la création du royaume de Roumanie. Elle rassemble quelque deux cents œuvres, peintures (Lavandières à la rivière, Nicolas Grigorescu, Bucarest, MNAR), dessins, photographies et objets d’art issus de trente neuf musées et institutions roumaines et françaises. Certaines, comme les pièces en or du splendide trésor de Pietroasa (Bucarest, MNIR), sont exposées pour la première fois depuis 1970 sur le territoire français.
Cette exposition a été présentée au Musée national d’art de Roumanie, Bucarest, du 24 octobre 2008 au 1er février 2009.
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Commissariat au musée national du château de Compiègne
Emmanuel Starcky, directeur des musées nationaux et du domaine des châteaux de Compiègne et de Blérancourt ; Marie Lionnet, historienne de l’art
Commissariat au musée national d’art de Roumanie, Bucarest
Roxana Theodorescu, directeur général ; Octav Boicescu, chef du département d’Art européen

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