Florence Bretelle-Establet, « Irruption et influences de la médecine française en Chine du Sud, XIXe-XXe siècles », Cahiers d’histoire [En ligne], 47-1 | 2002

RESUME

À la fin du XIXe siècle, le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Colonies décident d’envoyer des médecins militaires à la frontière de l’Indochine : il s’agit de mieux connaître l’univers morbide qui règne aux portes de la colonie indochinoise et qui menace la santé publique de l’Indochine et d’accroître l’influence française en Chine du sud. Forts d’appartenir à une élite, depuis que le monopole d’exercice a été reconnu en 1892 aux seuls détenteurs du doctorat de médecine, et forts du solide et dynamique paradigme pasteurien, ces médecins sont prêts à remplir leur mission et à vanter la science occidentale auprès du peuple chinois et de son élite. À leur arrivée en Chine, ils doivent pourtant user d’ingéniosité pour attirer une population dotée d’une culture de la santé ancienne et complexe. Au terme de trente ans de voisinages, on note cependant une certaine évolution des pratiques de santé : mise en place d’une police sanitaire, première autorité publique à se voir confiée la santé de la nation chinoise, création d’établissements charitables chinois d’assistance médicale, élargissement du recours à la médecine occidentale. Ces formes de modernisation restent malgré tout essentiellement confinées aux seules grandes villes, et à la veille de l’inauguration d’un ministère de la Santé, en 1928, les pratiques traditionnelles sont encore très vivaces.

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