Paris, capitale de l'Europe 1814-1852 (Philip Mansel 2003)
Paris, capitale de l’Europe 1814-1852 (Philip Mansel 2003), Traduit par Paul Chemla

Entre 1814 et 1852, d’un Empire à l’autre, Paris fut un aimant pour les hommes et les idées. Là, les grands débats du temps entre révolution et royalisme, nationalisme et cosmopolitisme, capitalisme et socialisme, classicisme et romantisme, athéisme et catholicisme, se jouent sous les yeux de l’Europe. Paris est la capitale de la pensée européenne, autour de Rossini et Heine, le foyer de la création française, avec Berlioz ou Chateaubriand. Mais c’est aussi la capitale de la pensée politique avec ses cohortes de Polonais, Britanniques, Allemands, Italiens ou Espagnols : que l’on songe au retentissement de la révolution de 1830 qui inspire à Metternich le jugement célèbre :  » Quand Paris éternue, c’est la France qui s’enrhume.  » Philip Mansel retrace avec un sens aigu du portrait et de la mise en scène le choc de la double rencontre en 1814-1815 avec les Européens ; il fait revivre le Paris des étrangers, celui des plaisirs et des hôtels du faubourg Saint-Germain, comme celui des taudis ouvriers. Il brosse la fresque des  » Trois Glorieuses  » et le décor de ce  » paradis de la liberté  » qui inspire les écrivains ou les artistes. C’est le Paris d’un âge d’or, disparu dans les décombres de la défaite et de la Commune en 1871, qui apparaît ainsi, par le rayonnement d’une ville capable de transformer les événements politiques et les destins individuels, à la fois en France et en Europe.

Philip Mansel, membre de la Royal Historical Society et directeur de la revue The Court Historian, a notamment publié Louis XVIII, La Splendeur des Sultans et, chez Perrin, Le Prince de Ligne.


Paris between Empires 1814-1852 (Philip Mansel 2003).jpg

Between 1814 and 1852 Paris was the capital of Europe, a city of power and pleasure, a magnet for people of all nationalities that exerted an influence far beyond the borders of France. Paris was the stage where the great conflicts of the age, between nationalism and cosmopolitanism, revolution and royalism, socialism and capitalism, atheism and Catholicism, were fought out before the audience of Europe. As a contemporary proverb put it: when Paris sneezes, Europe catches cold.;Paris Between Empires tells the story of this golden age, from the entry of the allies into Paris on 31 March 1814, after the defeat of Napoleon I, to the proclamation of another Bonaparte, his nephew Louis-Napoleon, as Napoleon III in the Hotel de Ville on 2 December 1852. During those years, Paris, the seat of a new parliamentary government, was a truly cosmopolitan capital, home to Rossini, Heine and Princess Lieven, as well as Berlioz, Chateaubriand and Madame Recamier. Its salons were crowded with the aristocracy and intelligentsia of Europe, attracted by freedom from the political, social and sexual restrictions that they endured at home. Not since imperial Rome has one city dominated European life.;This was a time too, of political turbulence and intellectual ferment, of violence on the streets and women manipulating men and events from their salons.

In describing it Philip Mansel draws on the unpublished letters and diaries of some of the city’s leading figures and those of the foreigners who flocked there, among them Lord Normanby, Lady Holland, Napoleon’s lifelong enemy the Russian amabssador Count Pozzo di Borgo, and Charles de Flahaut, lover of Napoleon’s step-daughter Queen Hortense. His book shows that the European ideal was as alive in the 19th century as it is today.

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