source : http://www.commune-tunis.gov.tn/

Tunisie, Tunis, Théâtre municipal
Tunisie, Tunis, Théâtre municipal
Le Théâtre municipal de Tunis

Le théâtre municipal « bonbonnière resplendy », dès son inauguration le 20 novembre 1902, a frayé la voie à la création artistique : opéra, ballet, concerts symphoniques, art dramatique…

Sur la scène de ce théâtre, multiples pièces ont été majestueusement représentées par les grands comédiens des paysages théâtraux tunisien, arabe et international. Ce qui a permis aux Tunisiens de découvrir les écoles du théâtre et les œuvres de la littérature dramatique.

Le Théâtre de la ville de Tunis, superbe architecture style Art nouveau, conçue par un architecte français appelé Resplendy. On l’a surnommé la bonbonnière Resplendy. Il fut inauguré le 20 novembre 1902 avec un opéra en cinq actes de Jules Massent  » Manon « .

Les grands maîtres de l’opéra ont fait l’essentiel du programme des premières saisons avec les plus prestigieux acteurs du moment pèle mêle, où on peut citer côté opéra Wagner, Verdi, Pucciné, Bellini ; mais les maîtres français jusqu’aux plus obscurs compositeurs figuraient aussi au programme, avec Massenet, déjà cité mais aussi Meyerber, Messayer, Gounot, Saint Seans, Halevy, Charles Lecoq et un certain Planquette.

Côté théâtre, il faut évoquer tout naturellement le souvenir de Sarah Bernhardt et les plus grandes tragédies de la comédie française de l’époque ;  » Madame sans gêne  » de Victorien Sardou fut donnée dès 1905.

Entre les deux guerres, les maîtres du théâtre qui faisaient la modernité du moment sont venus jouer sur la scène du Théâtre Municipal. Louis Jouvet, membre du fameux Cartel théâtral (avec Dullin, Copeau et Baty) avait même reçu une décoration tunisienne à la suite d’une représentation de son plus grand succès  » Knock ou le triomphe de la médecine « , film français réalisé en 1933 par Roger goupillières et Luis Jouvet, scénario d’aprés la pièce de théâtre satirique de Jules Romains (« Knock », écrite en 1923).

Après la 2ème guerre mondiale, ce sont les monstres sacrés de l’époque qui sont venus étonner le public contemporain, à l’exemple de Gérard Philipe et le Théâtre National Populaire de Jean Vilar.

De son côté, la compagnie Renault-Barrault était venue à plusieurs reprises proposer les surprenantes mises en scène de Jean Louis Barreault. Evidemment, le théâtre de Boulevard était constamment à l’affiche avec ses monstres sacrés, tels que Paul Meurisse, Pierre Brasseur, Daniel Gélix, Bernard Blier, François Périer. Les grands comédiens et les grandes vedettes du cinéma et du théâtre d’alors, ont été sollicités avant même l’indépendance du pays, Georges Abiadh, Youssef Wahbi, surtout, Zaki Tulayewet qui fut même pendant quelques années directeur de la Troupe de la ville de Tunis.

Il y avait eu aussi le chanteur El Atrach ainsi que l’inoubliable étoile de la danse orientale, Samia Jamel.

Après l’Indépendance, le théâtre tunisien a, à travers, la Troupe de la ville de Tunis fondée en 1954, a brillé de mille feux, surtout sous la direction du grand réformateur de la scène que fut Ali Ben Ayed, entre 1963 et 1972.

Ce furent les brillantes créations marquantes du tout début des années soixante avec Caligula d’A. Camus adaptée judicieusement par Hassen Zemerli et brillamment interprétée par Ali Ben Ayed.

Suivirent les plus grandes créations de ce dernier avec Othello de Shakespeare (1964). Mourad III de Boularès (1966). Yerma de Lorca (1966). L’homme à l’âne de E. Madani (1970).

Pendant les années soixante-dix, c’est l’émergence d’autres formes de théâtre auxquelles le théâtre municipal était attentif, telles que le Nouveau Théâtre et ses créations de l’époque  » Lem « , par ex.  » Jules Cesar  » de la Troupe de la ville de Tunis a marqué un moment fort dans la vie de cette structure. Une nouvelle lecture de Shakespeare a été proposée en 1982 à travers la création de cette œuvre du poète anglais.

Les années quatre-vingt-dix furent marquées par les créations de  » Familia Production « avec  « les Amoureux du café désert « ,  » une soirée particulière « , et l’immense succès enregistré par  » Jounoun  » qui s’est vu portée au programme du prestigieux festival d’Avignon 2002.

Après sa restauration et à la rentrée 2002/2003 le théâtre a retrouvé son lustre et sa splendeur d’antan.

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