via persee


 

Zimmermann Maurice. La convention de délimitation franco-espagnole du 27 juin 1900. In: Annales de Géographie, t. 9, n°48, 1900. p. 470. www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1900_num_9_48_6293


 

la-convention-de-delimitation-franco-espagnole-du-27-juin-1900

Une des dernières contestations territoriales restées en suspens dans nos possessions d’Afrique vient être réglée par cette Convention. Au N. du Gabon, l’Espagne, qui n’avait d’ailleurs jamais pénétré à intérieur et s’était bornée à occuper certains points et quelques îles de la côte (Corisco Elobey) nous disputait depuis plus un demi-siècle le rio Mouni et le Benito, et ses prétentions sur l’arrière-pays ne s’arrêtaient guère qu’à l’Oubangui. Sur la côte saharienne au Rio de Oro en face des Canaries, l’Espagne avait en 1883 notifié son protectorat et ses revendications dans l’intérieur s’étendaient jusqu’à l’Adrar où l’influence française était cependant plus ancienne et s’appuyait sur une série d’explorations. Un arrangement signé à Paris vient de régler ce double différend. Sur la côte saharienne l’Espagne obtient une large bande de terrain à peu près comprise entre le cap Blanc et le cap Bojador (environ 3° latitude) et englobant le Tiris. Vers l’intérieur la frontière est déterminée par le 16°20′ long. W. Paris, en décrivant dans l’angle SE une courbe de façon à laisser à la France les salines Idjil. Sur la côte du Gabon nous faisons abandon d’un rectangle de terrain large d’un peu plus d’un degré de latitude et long de près de deux degrés en longitude de la côte au 9e long. E. Paris) ; ce rectangle renferme le cours du rio Mouni et de l’Outemboni, ainsi que celui du Benito. L’Espagne annonce l’intention de ne pas laisser cette dernière acquisition à l’état de terrain vague. Des maisons catalanes se proposeraient d’y établir des services de navigation, des plantations et des comptoirs. L’Espagne étant aujourd’hui privée de son empire colonial, l’obtention de ce modeste territoire offre pour elle une certaine importance, surtout si l’on songe au caractère protectionniste de son régime économique. Les planteurs du Rio Mouni et de Fernando Po pourront, à l’abri des tarifs douaniers, monopoliser l’approvisionnement de la péninsule en denrées coloniales

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