Ledoux, maître à penser des architectes russes. Du classicisme au postmodernisme, XVIIIe-Xxe siècle.jpg
Oxana Makheeva-Barabanova, Ledoux, maître à penser des architectes russes. Du classicisme au postmodernisme, XVIIIe-Xxe siècle, Paris, Éditions du Patrimoine, 2010, 159 p. ISBN 978-2577-0110-2

L’auteur. Architecte, diplômée de l’Académie d’État d’architecture et des arts de l’Oural (Iekaterinbourg), titulaire d’une thèse de doctorat sur l’influence de Ledoux en Russie, Oxana Makhneva-Barabanova est l’auteur de plusieurs publications en russe sur Ledoux et traductrice du livre de l’architecte (1804) et de plusieurs études parues en français sur le sujet, dont la traduction du volume III des Annales du Centre Ledoux : Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806). L’architecture et les fastes du temps.


Présentation

Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), l’un des architectes les plus actifs de la fin de l’Ancien Régime, s’affirma par la puissance monumentale de ses oeuvres, qui privilégient les agencements de volumes simplifiés conjugués à de subtils raffinements ornementaux. L’originalité de cet artiste visionnaire, auteur de la saline royale d’Arc-et-Senans et des barrières de Paris, repose sur l’entrelacement de l’architecture et de la poésie. La France napoléonienne a ignoré Ledoux et rejeté son art et ses idées. Au XIXe siècle, les trois quarts de ses édifices ont été détruits. Pourtant, cette figure majeure de  » l’expansion de l’art français « , selon l’expression de l’historien Louis Réau, a exercé une influence considérable en Europe et tout particulièrement en Russie. Alexandre Ier, qui accède au trône en 1801, désirait faire de Saint-Pétersbourg, en chantier depuis ses prédécesseurs, de Pierre le Grand à Catherine II et Paul Ier, la plus belle capitale européenne. Le mouvement de réforme opéré par l’architecture française, reflet de l’esprit des Lumières et des idées progressistes, trouva dans l’Empire russe un terrain fertile et se manifesta avant même l’installation d’Alexandre au pouvoir. Cette époque de gestation et de formation du classicisme russe fut celle de personnalités telles que Vallin de La Mothe, arrivé en 1759 dans la ville impériale, Kazakov, Starov et Bajenov. Avec Alexandre Ier, on assiste à l’Age d’or du classicisme, dont les principaux protagonistes sont Zakharov, Voronikhine, Lvov, les architectes français Thomon et Montferrand, l’Écossais Cameron, les Italiens Quarenghi, Gilardi, Rossi et la famille Adamini, qui partageaient une même inspiration ledolcienne, dont on constate la prédominance, jusqu’au XXe siècle, à Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev ou Iekaterinbourg. L’ouvrage d’Oxana Makhneva-Barabanova analyse les raisons du succès de Ledoux en Russie, en mettant en avant la pensée franc-maçonne et l’héritage littéraire des Lumières dans le fameux texte de l’architecte écrivain : L’Architecture considérée sous le rapport de l’art, des moeurs et de la législation (1804), livre dédié au tsar Alexandre Ier.


SOMMAIRE

Préface de Daniel Rabreau
Un rayonnement symbolique et culturel
Introduction
Claude Nicolas Ledoux( 1736-1806) :
un architecte des Lumières
Chapitre premier
L’écrivain visionnaire et son influence
Chapitre 2
À l’aube du classicisme d’Alexandre
Chapitre 3
Le classicisme d’Alexandre
Chapitre 4
La Russie ledolcienne des XXe et XXIe siècles
Conclusion
L’exégèse d’une culture architecturale
Annexes
Bibliographie
Index
Crédits photographiques

 


Préface de Daniel Rabreau

 

Un rayonnement symbolique et culturel

Claude Nicolas Ledoux, figure majeure de l’expansion de l’art français – pour reprendre la formule, très vieillie, de Louis Réau – voit son œuvre abordée ici dans la convergence de deux méthodes, parfois contradictoires, dont il s’agit d’apprécier l’application pertinente : la sémiotique et l’histoire dans le domaine de l’architecture. L’auteur, architecte formé à la première discipline à l’Académie d’État d’architecture et des arts de l’Oural (Iekaterinbourg), a enrichi son approche méthodologique de la seconde à la Sorbonne. L’art de Ledoux et l’analyse des raisons de son succès en Russie, s’éclairent d’une manière intense et ample grâce à cette approche aux questions croisées qui touchent à la fois à la typologie des formes, aux raisons de leur mise en œuvre, au contexte politique et culturel qui en justifient l’essor, dans un cadre très large où s’observent certains choix et comportements liés à l’expression symbolique (la franc-maçonnerie, l’esprit des Lumières, la modernité face au classicisme) et, même, littéraire – dans le sillage, d’habitude trop peu mis en avant, d’un Ledoux écrivain, auteur de L’Architecture considérée sous la rapport de l’art, des mœurs et de la législation (1804 – livre dédié au tsar Alexandre Ier et publié en russe en 2003).

L’étude d’Oxana Makhneva-Barabanova est donc le résultat d’une recherche originale et très ambitieuse. Ses résultats s’appuient sur une présentation claire, richement informée, bien illustrée. Ses conclusions ouvrent d’innombrables pistes de recherche futures, ce qui n’est pas le moindre aspect positif de l’ensemble. Le propos historique, qui suit trois phases chronologiques, illustre l’époque de Ledoux (1760-1806), la première moitié du XIXe siècle et les années 1900-1950 – avec l’ouverture attendue sur notre propre époque toujours redevable des grandes questions relatives aux rapports entre classicisme et modernité, notamment avec la crise du « post-moderne ».

L’historiographie du sujet est riche, tant du côté français que du côté russe (d’Igor Grabar à Rena Lotareva) pour les études d’architecture, mais aussi la littérature et la pensée maçonnique. L’orientation des trois champs sémantiques est abordée dans l’introduction : 1. l’héritage classique, au plan esthétique ; 2. l’interprétation cosmique de la pensée ledolcienne ; 3. les développements historiques des schémas créateurs précités, depuis l’Antiquité.

Le premier chapitre, qui analyse l’influence de « Ledoux écrivain-visionnaire » associe la symbolique cosmique et l’histoire des mythes dans l’analyse du style littéraire de Ledoux. L’absence d’unité comme trait stylistique volontaire, le goût pour l’hyperbole et l’exploration du sentiment dans la forme même d’un langage plastique constamment sollicité (métaphore) sont des constantes qui s’observent dans les textes de Ledoux et de certains poètes russes (Gavrila Derjavine, Nicolas Gogol, jusqu’à des écrivains du XXe siècle, comme Ossip Mandelstam et Velemir Khlebnikov). Pour tous, la moralisation du comportement, qui naît « des images classiques sous l’ombre de la tragédie de [leur] temps », s’exprime par un sentimentalisme dont Ledoux fut un fervent sectateur ! À l’évidence, l’analyse sémiotique trouve ici un terrain d’élection qui permet d’aborder la double ingérence du sentiment dans l’acte créateur et la réception de l’œuvre. Le trinôme : image littéraire, image plastique (gravure) et objet construit (volume et décor) dégage une force persuasive que peu d’artistes comme Ledoux ont su produire. La démarche des architectes russes depuis l’époque de Paul Ier, qui a connu et apprécié Ledoux à Paris – comme certains élèves de l’Académie de Saint-Pétersbourg qui s’y sont formés –, est ensuite finement analysée jusqu’au XXe siècle, en passant par la grande période du « classicisme d’Alexandre » (1800-1850). Des relectures d’archives, de nouveaux rapprochements d’œuvres célèbres avec des réalisations ou des projets de Ledoux (mais rien, avant le XXe siècle, en rapport avec les images de l’utopie), précisent et étendent ce qui était connu jusqu’ici de son influence, mais également de certains de ses disciples comme Thomas de Thomon, sur les artistes russes – la question ayant été très peu abordée pour le XXe siècle dans l’historiographie en langue française. La contextualisation des rapports entre Ledoux et Paul Ier, dans le cadre de la franc-maçonnerie russe, un nouvel éclairage sur la genèse du château Mikhaïlovski, à Saint-Pétersbourg, une meilleure connaissance de la fascination que Ledoux a exercé sur certains architectes italiens qui œuvrent en Russie – Giacomo Quarenghi, Carlo Rossi, la famille Adamini – enrichissent considérablement le sujet.

Par l’ampleur de la période considérée et grâce à une belle unité de questionnements – sur le couple classique-moderne, sur le palladianisme, sur la dimension mythique et philosophique de la création architecturale, sur l’approche des types formels et du sentiment qui s’y rattache, etc. –, cette étude est d’une grande nouveauté dans le champ de la recherche actuelle. Emil Kaufmann avait inventé le concept d’architecture révolutionnaire dans un livre pionnier sur certains fondements du mouvement moderne (Von Ledoux bis Le Corbusier, 1933). L’étude sur l’influence de la pensée et de l’art de Ledoux en Russie atteste d’une belle continuité symbolique qui, justement, manque au XIXe siècle français.


Notes de lecture
Slavica Occitania , Toulouse, 38, 2014, p. 253-256.

source


L’ouvrage  d’Oxana  Makheeva-Barabanova  consacré  à  Claude  Nicolas Ledoux (1736-1806) en tant que maître à penser des architectes  russes  du  XVIIIe  au  XXe  siècle  s’ouvre  sur  une  introduction  intitulée  «  Claude  Nicolas  Ledoux  :  un  architecte  des  Lumières  »,  dans  laquelle  il  est  notamment  précisé  que  la  première  traduction  en  langue  russe  du  célèbre  traité  de  Ledoux,  Architecture  considérée  sous le rapport de l’art…, a été réalisée et publiée en 2003 : l’A. en est l’un  des  traducteurs.  Entre  cette  traduction  et  la  présente  monographie, l’A. s’est donc investi dans un projet important concernant la  commémoration  de  la  place  de  Ledoux  dans  l’architecture  et,  plus largement, la culture russes. Selon l’A., l’influence de cet architecte  français  dans  l’histoire  de  l’architecture  russe  fut  «  primordiale  ».  Cette  idée,  avancée  par  plusieurs  historiens  de  l’art  russe,  tels Igor Grabar (1912) ou David Arkine (1941), n’avait jamais été, faute de sources, développée jusqu’à présent.

L’une des questions qui, depuis plus d’un siècle, intrigue les historiens  de  l’architecture  russe  et  française  concerne  la  fortune  des  dessins  que  Ledoux  envoya  à  Paul  Ier  en  1789.  Le  détail  de  cette  affaire  nous  est  connu  grâce  au  journal  de  Johann  Georg  Wille  :  quelques années après la visite à l’atelier de Ledoux à Paris de Paul Petrovitch,  qui  voyageait  alors  sous  le  nom  du  comte  du  Nord,  l’architecte  lui  dépêcha  une  collection  de  quelque  273  dessins.  En  réponse,  Paul  accepta  la  dédicace  du  traité  de  Ledoux  qui,  paru  seulement en 1804, revint finalement à son fils Alexandre.

Où  se  trouvent  actuellement  ces  dessins ?  Que  représentent-ils ?  Mis  à  part  l’hypothèse  de  Louis  Étienne  Dussieux  selon  laquelle  il  s’agirait  de  copies  des  modèles  ayant  servi  à  graver  des  planches du traité de Ledoux, aucune autre idée ou découverte n’a surgi  jusqu’à  présent  à  ce  sujet.  On  s’attendrait  donc  à  ce  que  le  livre  d’Oxana  Makheeva-Barabanova  comble  cette  lacune  importante.

Le  premier  chapitre    du  livre  –  «  L’écrivain  visionnaire  et  son  influence » – explore l’écriture de Ledoux. L’A. s’arrête sur les particularités du style littéraire de l’architecte, influencé par Rousseau, Bernardin  de  Saint-Pierre  et  Buffon,  puis  sur  sa  conception  du  monde,  son  eschatologie  et  sa  cosmogonie,  et  elle  en  déduit  un  certain  nombre  de  caractéristiques  de  l’architecte  français.  Elle  retrouve  ensuite  ces  mêmes  caractéristiques  du  «  langage  de  Ledoux  »  –  comme,  par  exemple,  le  style  émouvant  romantique  et  métaphorique, les renvois aux images idéales de la Grèce antique, la fusion de ces images classiques avec celles, tragiques, de son temps, etc.  –  chez  un  grand  nombre  d’écrivains  russes,  de  Derjavine  à  Pouchkine,  de  Gogol  à  Mandelstam  et  Khlebnikov.  Cependant,  l’A.  ne  présente  aucune  preuve  historique  de  l’intérêt  de  ces  rapprochements, ni n’avance le moindre fait attestant que ces écrivains aient  lu  Ledoux.  Or,  les  caractéristiques  de  la  prose  de  Ledoux,  telles  qu’Oxana  Makheeva-Barabanova  les  décèle,  ne  lui  sont  pas  véritablement propres : on les trouve également chez d’autres écrivains  européens  pour  lesquels  les  Russes  exprimèrent  leur  préférence.

On s’attendrait à trouver davantage de matière historique dans le   deuxième   chapitre   du   livre   –   «   À   l’aube   du   classicisme   d’Alexandre » – qui s’ouvre, justement, par la question des dessins de  Ledoux  envoyés  en  Russie.  Malheureusement,  non  seulement  l’A.  ne  projette  aucune  lumière  nouvelle  sur  cette  question,  mais  nous ne trouvons dans son livre aucune relation de ses recherches afin d’éclaircir le destin de ce corpus mythique, aussi infructueuses soient-elles. Rien de nouveau, non plus, quant au lieu de la conservation  ni  à  l’utilisation  de  ces  dessins  par  les  architectes  russes  ou  européens ayant travaillé en Russie. Et pourtant, les pistes ne manqueraient  pas.  Il  serait  important,  par  exemple,  d’explorer  de  ce  point de vue la bibliothèque de Paul Ier.

Dans  la  suite  de  ce  deuxième  chapitre,  qui  traite  de  l’influence de Ledoux sur les architectes Nikolaï Lvov, Vassili Bajenov, Matveï Kazakov, Alexandre Kokorinov, Ivan Starov etc., ainsi que dans le troisième  chapitre  –  «  Le  classicisme  d’Alexandre  »  –  qui  explore  cette même influence sur les architectes russes ou ayant travaillé en Russie tels que Thomas de Thomon, Andreïan Zakharov, Giacomo Quarenghi,  la  famille  Adamini,  Andreï  Voronikhine,  Domenico Gilardi,  Ossip  Bové,  Carlo  Rossi,  Auguste  Ricard  de  Montferrand etc.,  l’A.  procède  de  la  même  façon  que  dans  le  premier  chapitre  consacré  à  la  littérature.  Si  les  traces  laissées  par  ces  architectes  prouvant  leur  intérêt  pour  les  écrits  et  les  œuvres  de  Ledoux  sont  rares, voire inexistantes, Oxana Makheeva-Barabanova n’en estime pas moins que leurs œuvres trahissent l’influence de Ledoux ; celle-ci,  selon  l’A.,  a  pu  se  transmettre  grâce  aux  sources  d’inspiration  communes, par le biais du rousseauisme, ou encore par l’adhésion commune  à  la  franc-maçonnerie.  Parfois  les  relations  que  l’A.  établit  entre  Ledoux  et  les  architectes  russes  semblent  encore  moins  fondées.  Ainsi,  dans  le  sous-chapitre  consacré  à  Montferrand,  Ledoux  n’est  mentionné  que  dans  la  dernière  phrase,  pour  signaler  que les deux architectes furent enterrés dans le même cimetière.

Enfin, dans le quatrième chapitre – « La Russie ledolcienne du XXe  siècle  »  –  l’A.  évoque,  toujours  suivant  le  même  principe,  l’influence  de  Ledoux  sur  les  architectes  néoclassique  russes  des  années  1930-1950.  Elle  fait  ainsi  passer  les  plus  importants  architectes de la période, tels Ivan Joltovski et Ivan Fomine, au crible du ledolcionnisme.  Mais  là  encore,  aucune  source  n’est  mentionnée.  Le  lecteur  n’apprend  rien  de  l’intérêt  de  ces  architectes  pour  Ledoux.  Il  se  voit,  en  revanche,  prier  de  croire  que  leur  architecture  représente les mêmes caractéristiques formelles et/ou sémantiques.

Enfin,  dans  sa  conclusion  «  L’exégèse  de  la  culture  architecturale  »,  l’A.  présente  l’influence  internationale  de  Ledoux,  toujours  aussi active dans l’esprit des architectes contemporains. De la Russie  ledolcienne,  le  lecteur  est  entraîné  vers  une  vision  de  l’univers  ledolcien.

La  méthode  employée  par  Oxana  Makheeva-Barabanova  présente plusieurs défauts évidents. Anhistorique, elle fausse le tableau du développement de l’architecture russe de la fin du XVIIIe au milieu  du  XXe  siècle.  Le  rôle  de  Ledoux  y  est  délibérément,  et  sans  preuves,  amplifié  aux  dépens  des  autres  influences  ou  présences  architecturales  dans  l’espace  russe  qui  sont,  quant  à  elles,  solidement documentées : il s’agit, en premier lieu, de l’intérêt dominant des  architectes  ayant  construit  en  Russie  pour  l’œuvre  de  Palladio  et pour celle des palladiens italiens comme britanniques, ou encore de  leur  intérêt  pour  Piranèse  et  les  piranésiens,  aussi  bien  britanniques  que  français.  Dans  les  cas  où  Ledoux  (ou  un  autre  architecte)  se  retrouvait  dans  les  mêmes  mouvances,  influencé  par  les  mêmes  modèles,  il  serait  inutile  voire  dangereux,  en  l’absence  de  sources  historiques,  d’insister  sur  une  influence  particulière.  Une  fois  de  plus,  seules  des  sources  nouvelles  pourraient  apporter  des  éclaircissements  sur  ces  questions.  Comme  aujourd’hui  nous  connaissons mieux les bibliothèques des architectes ayant construit en Russie,  il  serait  intéressant,  pour  commencer,  d’y  rechercher  les  traces du traité de Ledoux.

Il serait également souhaitable que l’A. remette certaines de ses données  à  jour.  Ainsi  l’idée  que  Thomas  de  Thomon  fût  élève  de  Ledoux a fait son temps, elle a été démentie depuis à plusieurs reprises.  Écoutons  à  ce  propos  Boris  Lossky  :  «  La  part  de  Ledoux  dans les sources d’inspiration de Thomon ne nous semble pas très évidente et la coutume qui s’est établie en France de faire état des rapports personnels entre les deux architectes jusqu’à faire du premier  le  maître  du  second  ne  paraît  avoir,  jusqu’à  preuve  du  contraire,  d’autre  fondement  que  la  qualification  de  « continuateur  enthousiaste  de  Ledoux »  que  Grabar  a  décernée  à  notre  artiste  vers  1912  ».  Le  fait  que  Thomas  de  Thomon  ait  été,  en  revanche,  l’élève  de  Julien-David  Le  Roy,  architecte-archéologue,  qui  publia  un livre consacré aux antiquités de la Grèce, pourrait suggérer à l’A. de  nuancer  ses  affirmations  concernant  l’influence  primordiale  de  Ledoux sur cet architecte.


Olga Medvedkova

CNRS – Paris-Sorbonne

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :