La vocation missionnaire

JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE saint (1651-1719) | Encyclopædia Universalis

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Jacques DUBOIS, « JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE saint (1651-1719) », Encyclopædia Universalis.

Jacques DUBOIS, moine bénédictin, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (IVe section)


Fondateur de l’Institut des frères des écoles chrétiennes. Aîné de onze enfants, né à Reims, dans une famille de négociants et de magistrats, créé chanoine à seize ans, Jean-Baptiste de La Salle fit de longues et solides études dans sa ville natale d’abord, puis à la Sorbonne à Paris, tout en s’occupant de ses six jeunes frères et sœurs, orphelins dès 1672.

Ordonné prêtre en 1678, il s’intéressa, dès l’année suivante, aux écoles de garçons de la ville de Reims, constatant bientôt que le manque de ressources matérielles était moins grave que l’impossibilité de trouver des maîtres compétents. Il réunit des volontaires pour les former à cette tâche et les encadrer par une forme de vie religieuse adaptée. Quelques années plus tard, il créa à Reims une institution qui était une véritable école normale avant la lettre, et un noviciat.

En 1688, il vint s’installer sur le territoire de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, où, malgré les oppositions et les difficultés, il plaça le centre de son activité. Il fonda, en 1691, l’Institut des frères des écoles chrétiennes. En 1694, il accepta, bien qu’il fût prêtre, son élection à la charge de supérieur, mais précisa que les religieux resteraient laïcs. La propagation de ses écoles fut très rapide dans toute la France et jusqu’à Rome (1702). Elles appartenaient à tous les types d’enseignement : écoles de charité, écoles professionnelles, académies dominicales et même maisons de correction. Ayant transféré le noviciat de son Institut au manoir Saint-Yon, au faubourg Saint-Sever à Rouen, Jean-Baptiste de La Salle démissionna en 1717 et mourut deux ans plus tard. Il avait publié quelques manuels pour les écoliers — dont un livre de lecture qui eut une grande diffusion au xviiie et au xixe siècle, Les Devoirs du chrétien (1703), et un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne (1695) — et des traités de pédagogie, notamment sur la Conduite des écoles (1717). Ses disciples réunirent et éditèrent après sa mort les recueils de méditations et de prières qu’il avait composés pour les Frères.

Il fut canonisé en 1900. Sa fête, placée alors au 15 mai, a été ramenée par le calendrier romain général à l’anniversaire de sa mort, le 7 avril.

—  Jacques DUBOIS


 

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