Rôle de la France dans la réforme Grégorienne

L’Isère a déjà eu son pape, Calixte II, en 1119 | France3 Régions

via france3-regions

Jordan Guéant. Publié le 13/03/2013 à 17:04, mis à jour le 12/12/2016 à 18:28

L'Isère a déjà eu son pape, Calixte II, en 1119 France3 Régions
© INA

Il fut le quatrième pape français de l’histoire. Mais avant cela, Guy de Bourgogne, connu ensuite sous le nom de Calixte II, était archevêque de Vienne. S’il fut élu par seulement six cardinaux et dans une période trouble, « l’Isérois » d’adoption marqua néanmoins l’histoire de la Chrétienté.


En ces temps-là, l’Eglise catholique vivait des périodes troubles. Son chef spitituel, le pape Gélase II, est chassé de Rome par l’antipape Grégoire VIII. Lequel était à la solde de l’empire germanique. Et c’est à Vienne, dans le nord de l’actuel département de l’Isère, que Gélase II trouva refuge, chez l’un de ses fidèles : Guy de Bourgogne, archevêque de Vienne depuis 1088 après avoir été l’administrateur du diocèse de Besançon, alors dirigé par son frère.

Au décès de Gélase II, le 29 janvier 1119, un conclave en éxil se réunit donc à l’abbaye de Cluny (actuelle Saône-et-Loire), l’un des hauts lieux de la Chrétienté. Là, ils ne sont que six. Peut-être sept cardinaux. Certains disent même aujourd’hui qu’ils n’étaient que deux ou trois. Tous cependant, quelque soit leur nombre, étaient des fidèles, des proches, du pontif décédé. Et parmi eux, on retrouve donc logiquement Guy de Bourgogne. C’est d’ailleurs lui qui après quelques heures est désigné pape.


Intronisé en la cathédrale de Vienne

Voilà donc le Dauphinois d’adoption devenu souverain pontif. Intronisé le 1er ou le 2 février 1119 en la cathédrale de Vienne, il prend alors le nom de Calixte II et retrouve le chemin de Rome et fait capturer puis emprisonner l’antipape Grégoire VIII en 1121.

Au Vatican, il impose sa marque au point de devenir l’un des Papes les plus importants et les plus marquants de la Chrétienté. Lors du premier concile de Latran (de mars à avril 1123), c’est lui qui impose le célibat des prêtres. C’est lui, aussi, qui fait de Saint-Jacques de Compostelle une ville sainte, au même rang que Rome et Jérusalem. La cathédrale Saint-Jacques y sera construite dès 1120, sur ses ordres. Il faut dire qu’à l’époque le roi de Leon et de Galice n’était autre que Raymond de Bourgogne : le frère du pape dauphinois.


Un pape volontiers guerrier

Après avoir réunifié l’Eglise catholique, Calixte II jeta donc certaines des bases toujours en vigueur aujourd’hui encore au sein de l’insitution. Pape volontiers guerrier, il tenta également de lancer une croisade en 1120 pour soutenir les Latins d’Orient, alors menacés par les Turcs. Mais cette croisade ne vit jamais le jour.

Avant de quitter le Dauphiné, Guy de Bourgogne s’illustra aussi en créant et en édifiant l’Abbaye de Bonnevaux, en 1117. Sur l’actuelle commune de Villeneuve de Marc, dans le nord de l’Isère, cette abbaye cistercienne fut ensuite détruite lors de la Révolution française, en 1789.

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